Je m’appelle Alice RINEAU, je suis originaire de l’Anjou mais exilée dans le sud depuis plus de 4 ans maintenant.
Je suis chargée de communication à l’Association IRSAM depuis bientôt 2 ans. J’ai un master Management de Projets en Communication. J’ai eu l’occasion de travailler dans différents secteurs depuis mon diplôme : dans la santé (Inserm Transfert), en politique (Conseil Départemental de Maine-et-Loire auprès des élus de la majorité) et même dans une congrégation religieuse (Sœurs de Saint François d’Assise).
Mes missions à l’Association IRSAM sont assez variées, je suis au contact avec les directions des différents établissements en région PACA (Marseille, Nice, Avignon, Salon-de-Provence), la région Auvergne Rhône Alpes (Lyon) étant désormais gérée par une alternante. Je réponds aux différents besoins (graphisme, réseaux sociaux, relation presse, organisation d’événement comme IRSAM en Mouvement, mise à jour du site Internet, etc.). Je fais ce qu’on appelle de la communication à 360°.
J’ai la chance de pouvoir être de temps en temps sur le terrain et de passer du temps avec les personnes accompagnées. Par exemple, lors des jeux olympiques, j’ai accompagné les adultes IRSAM Les Nénuphars au vélodrome pour un match de football féminin. Ces moments sont précieux car ils permettent de remettre un coup de boost, on peut vite oublier le réel si on reste derrière son ordinateur. J’apprécie ces moments !
J’ai aussi pu suivre une formation en LSF ce qui me permet de pouvoir m’exprimer, un peu, quand je suis sur des établissements pour personnes déficientes auditives. C’est une chance mais je ne pratique pas suffisamment, à mon plus grand regret car la LSF est une langue passionnante.
Depuis que je suis à l’Association IRSAM, je découvre un univers qui, je trouve, mérite d’être valorisé et cette valorisation passe par la sensibilisation et l’inclusion inversée. Aussi, une de mes envies pour cette année 2026 est d’ouvrir les portes du lieu historique de l’Association IRSAM, à Marseille, lors des journées du patrimoine. Ce lieu, perché dans les hauteurs du 7ème, voit passer tous les touristes et marcheurs qui montent vers la Bonne Mère mais personne ne sait ce qui se joue dans ces murs.
Par ailleurs, je suis actuellement une formation à la facilitation graphique : une méthode qui utilise le dessin pour rendre les idées, les processus ou les échanges plus clairs et plus accessibles. Le visuel a ce pouvoir de parler à tous, c’est un langage universel qui mérite d’être exploité davantage.
Le médico-social, un secteur en pleine évolution et souvent difficile à appréhender de l’extérieur, je suis convaincue que le visuel peut aider à expliquer les changements, les enjeux de ce secteur qui est en pleine transformation. Récemment, j’ai pu m’exercer lors d’une réunion qualité inter-établissements, et même si l’exercice n’était pas simple, les professionnels présents ont eu des retours positifs quant à cette méthode. Que ce soit pour synthétiser, restituer, expliquer, penser, le dessin permet de répondre à ces besoins. La facilitation graphique est aussi très bien pour favoriser l’intelligence dite collective. J’aimerais, à terme, utiliser davantage la facilitation pour favoriser cette émulsion collective notamment lors des réunions.
L’Association IRSAM, c’est avant tout une institution née d’une volonté d’un homme, l’Abbé DASSY, de venir en aide au plus pauvres. Et près de 170 ans plus tard, cette institution est toujours là et continue de répondre à cet appel, avec ce même souci de mettre la personne accompagnée au centre. L’Association IRSAM n’oublie pas d’où elle vient et je trouve que c’est ce qui fait sa force.
J’ai toujours été sensible au handicap, d’aussi loin que je me souvienne. J’y ai toujours été un peu confrontée, je me souviens que petite, je suis tombée en amour des personnes trisomiques qui ont beaucoup à nous apprendre sur la simplicité. Mais finalement, j’étais plutôt ignorante sur le handicap visuel et auditif. Je découvre un nouveau pan du handicap et je trouve cela passionnant, enrichissant. La manière d’aborder le quotidien change. Par exemple, je me rends compte qu’être déficient visuel à Marseille ne doit pas être évident entre les scooters et voitures garés sur les trottoirs, les nombreuses crottes de chien non ramassées, les travaux, etc. Je trouve que le handicap nous sort de notre confort de personne valide et nous bouscule un peu et ce n’est pas plus mal sinon on fait du sur-place. Je suis heureuse qu’on parle de plus en plus du handicap.
Avant d’arriver à l’Association IRSAM, je m’étais posée la question d’une reconversion professionnelle en tant qu’éducatrice spécialisée. Et finalement, je me suis dit que j’allais rester dans la communication et mettre mes compétences au service d’une cause qui me parle. Deux mois après je posais mes valises à Marseille pour débuter ma mission à l’Association IRSAM. Il n’y a pas de hasard…