Les Entreprises pour la Cité et l’Association IRSAM mènent une action solidaire inédite à l’occasion de la SEEPH à Marseille le 21 novembre 2025.
Dans le cadre de la Semaine Européenne pour l’Emploi des Personnes Handicapées (SEEPH), Les Entreprises pour la Cité (LepC) et l’Association IRSAM s’associent pour proposer le vendredi 21 novembre une journée de sensibilisation à la déficience sensorielle, destinée aux salariés des entreprises membres du réseau. Cette initiative vise à favoriser la rencontre, le dialogue et la compréhension des réalités vécues par les personnes en situation de handicap sensoriel.
Visite de la Savonnerie du Midi – Vendredi 21 novembre – de 10h à 11h30
Des collaborateurs de la CEPAC participeront à une visite guidée de la Savonnerie du Midi aux côtés de 10 jeunes suivis par l’institut IRSAM Arc-en-Ciel, tous en situation de déficience visuelle. Cette immersion permettra aux participants de découvrir un savoir-faire patrimonial tout en partageant un moment d’échange inclusif, propice à une meilleure compréhension du handicap visuel.
Parcours culturel au MUCEM – Exposition Lire le Ciel – Vendredi 21 novembre – de 12h30 à 14h30
L’après-midi, des salariés de France 3 PACA seront accueillis au MUCEM pour un parcours de l’exposition Lire le Ciel, en compagnie de 10 jeunes de l’institut IRSAM IRS-de-Provence, en situation de déficience auditive. Cette visite adaptée favorisera l’interaction et permettra de sensibiliser les collaborateurs aux modes de communication et aux perceptions sensorielles spécifiques à la surdité.
Une mobilisation collective pour une inclusion renforcée
À travers cette journée, Les Entreprises pour la Cité et l’Association IRSAM souhaitent encourager l’engagement des entreprises en faveur de l’inclusion des personnes en situation de handicap. En créant des rencontres humaines fortes et concrètes, cette initiative entend contribuer à changer durablement les représentations et à promouvoir une culture professionnelle plus ouverte et solidaire.
Le 2 octobre, l’URIOPSS PACA Corse a réuni plus d’une centaine de représentants d’associations, dont l’Association IRSAM, pour sa journée de rentrée sociale. Un programme riche et des intervenants passionnants ont nourri les réflexions autour du thème de cette rentrée « Face à la mise à l’épreuve de nos modèles associatifs : Résistance ou métamorphose ? De la préservation des libertés associatives ». Lançant les débats, Gabrielle HALPERN, philosophe, a invité la salle à considérer les atouts de l’hybridation, tandis que les autres intervenants ont évoqué tour à tour les évolutions du modèle associatif, ses différents modes de financement et les leviers pour préserver son autonomie dans la réalisation de ses missions.
« L’hybridation, c’est le mariage improbable, c’est le fait de mettre ensemble des métiers, des arts, des sciences, des compétences, des générations, des activités, des secteurs, des matériaux, des usages qui, a priori n’ont pas grand-chose à voir ensemble, voire qui peuvent sembler contradictoires, et qui, ensemble, vont donner lieu à quelque chose de nouveau ». Les propos de Gabrielle HALPERN, Docteur en philosophie ont ouvert la Journée de rentrée de l’URIOPSS PACA Corse – le 2 octobre dernier – en captivant l’auditoire, plus d’une centaine de représentants d’association, dont l’Association IRSAM. Ce phénomène d’hybridation trouve sur le terrain de multiples illustrations : « Un tiers-usage, un tiers-lieu, un tiers-service, un tiers-métier, un tiers-modèle, une tierce-gouvernance, un tiers-territoire… De nouveaux mondes, en somme », a-t-elle expliqué.
L’hybridation, une réponse à des besoins d’aujourd’hui
Maison de retraite résidence d’artistes favorisant les échanges intergénérationnels et ouvrant ses espaces à de jeunes artistes pour créer et exposer ; Collège ouvrant ses portes et sa cantine à tous, pour pallier l’absence de restaurant dans le village et de lieu où donner des cours d’informatique aux personnes âgées le week-end ; hôtels, restaurants et cantines scolaires s’associant pour mutualiser leurs biodéchets et produire de l’énergie par méthanisation ou encore salle de sport d’un établissement scolaire financée par une entreprise, en échange d’une mise à disposition matin et soir pour ses salariés… Les initiatives observées en France et à l’étranger témoignent d’un phénomène qui, loin d’être anecdotique, permet de répondre à d’innombrables problématiques et enjeux d’aujourd’hui, notamment financiers.
Comment mettre en œuvre l’hybridation ?
« Penser différemment, faire autrement, développer l’esprit de transgression, envisager le changement progressivement et par itération, pour que l’hybridation soit possible, il faut oser être innovant et que chaque partie propose quelque chose à l’autre », a souligné Gabrielle HAPERN. L’évolution de la société passant d’une logique de service (unilatérale) à une logique de la relation (bilatérale), l’hybridation représente une véritable opportunité pour le secteur associatif. Envisager une hybridation des modèles de financement, cumuler financements publics (subventions) et privés (mécénat, partenariat, philanthropie) et construire de belles hybridations avec les entreprises pour continuer à exister en marge des financements publics, telle était l’idée forte de cette première intervention. Et de souligner que ces hybridations, pour fonctionner, devront reposer sur une relation gagnant-gagnant, un don contre don, une « métamorphose réciproque ».
Comme dans le mythe du centaure, chaque partie, en s’associant à l’autre peut évoluer, donner naissance à une tierce figure, sans rien perdre de son altérité.
Une illustration concrète d’hybridation est justement en train de voir le jour, portée par les équipes IRSAM : un tiers-lieu IRSAM Villa Saint Louis qui ouvrira ses portes en 2026. Un projet alliant habitat inclusif et activités proposant une offre de petite restauration, location de salles, épicerie solidaire, au cœur de Marseille » Le Répit de Notre Dame « qui se veut un lieu de partage et d’échange, ouvert à tous, pour aller encore plus loin, ensemble, et favoriser l’autonomie.
Envie d’en savoir plus sur l’hybridation : Tous centaures ! : éloge de l’hybridation. Ouvrage de Gabrielle Halpern, édité par : Le Pommier.
Dans la continuité de l’héritage social de Paris 2024, Marseille prend le relais avec le premier Forum de l’inclusion par le sport, organisé par la DRAJES Provence-Alpes-Côte d’Azur.
La conférence de presse, accueillie dans les locaux de La Provence et animée par le talentueux Patrick Montel, a marqué le lancement officiel du Mois de l’Inclusion par le Sport.
La Course Algernon, à laquelle IRSAM est fièrement partenaire depuis de nombreuses années, s’est associée à trois autres courses emblématiques de la ville pour porter ensemble cette initiative.
Après un accueil sur les toits de La Provence, face à la Bonne Mère, Patrick MONTEL a présenté les quatre événements sportifs et introduit les intervenants. Parmi eux, André Giraud, illustre figure de l’athlétisme marseillais, instigateur de la classique Marseille-Cassis et ancien président de la Fédération Française d’Athlétisme, a expliqué la naissance de ce projet. L’objectif : rassembler plusieurs courses pour faire d’octobre un mois dédié à l’inclusion, en soulignant le rôle essentiel du sport pour surmonter des difficultés et créer du lien social.
Marseille en rose : 1 500 participants mobilisés autour de la sensibilisation et du soutien à la lutte contre le cancer.
Course Algernon : 41ᵉ édition, 7 600 dossards dont 3 500 à 4 000 participants en situation de handicap. Inspirée du roman Des fleurs pour Algernon, cette course vise à changer le regard sur le handicap et à favoriser la rencontre entre tous les coureurs.
Marseille-Cassis : 20 000 coureurs, un parcours emblématique offrant une expérience inoubliable dans des paysages magnifiques, avec des initiatives d’inclusion pour des jeunes des quartiers nord éloignés de l’emploi.
Course de la mémoire : 9ᵉ édition dédiée à la transmission de la culture arménienne.
La conférence a également réuni des personnalités engagées dans la promotion du sport comme outil d’inclusion :
Muriel Hurtis, sprinteuse, a partagé son parcours et l’impact du sport dans sa vie, rappelant qu’il peut permettre à chacun de surmonter les barrières et de s’ouvrir aux autres.
Laurent Manneveau, directeur de Marseille-Cassis, a souligné l’ampleur et l’engouement de l’événement, devenu une référence nationale et permettant de créer des passerelles pour aider des jeunes à retrouver le sens.
Virginie Averous, sous-préfète, a salué l’initiative et l’importance de ces initiatives et a rappelé le souhait de rendre le territoire plus accessible.
Guislaine Westelynck, ancienne présidente de la Fédération Française de Handisport, a mis à l’honneur Marseille comme l’une des rares villes françaises où l’inclusion est réellement vécue sur le terrain.
Au total, plus de 40 projets seront organisés tout au long du mois, dans l’esprit de permettre à chacun, quel que soit son âge ou ses capacités, de participer et de partager des expériences sportives enrichissantes. Comme le rappelle André Giraud : « On a tous le droit à une deuxième chance ».
Avec cette initiative, Marseille confirme sa position de territoire pionnier de l’inclusion par le sport, illustrant concrètement que le sport peut être un formidable outil de lien social, de confiance et de dépassement de soi.
Je m’appelle Jean-Marc VILLIERS, je suis marié et père de famille de quatre enfants. Toute la famille est arrivée il y a 17 ans de Fontainebleau à Marseille. Nous avons quitté Paris, ma femme et moi, juste après la naissance de notre première fille pour aller vivre en province et plus particulièrement à Angers, puis à Biarritz pendant quatre ans, et ensuite à Fontainebleau.
Après mes études dans une école de commerce parisienne, j’ai commencé une carrière dans un cabinet d’audit international comme auditeur financier. J’ai quitté le monde de l’audit pour m’orienter vers la direction financière et le contrôle de gestion de différents groupes internationaux. En 2007, j’ai eu l’opportunité de racheter une entreprise à Marseille dans laquelle j’exerce toujours en tant que directeur général.
Ma vie professionnelle m’a laissée peu de temps pour me consacrer aux autres, mais j’ai quand même pu me mettre au service d’associations comme l’Ordre de Malte (organisation des quêtes et collecte et distribution des médicaments pour la délégation de la Seine et Marne).
Peu de temps après mon arrivée à Marseille, on m’a demandé de rejoindre en tant qu’administrateur et trésorier l’Association l’Arche à Marseille, Association qui offre un accompagnement aux personnes en situation de handicap à travers des communautés de vie partagées.
Je suis également depuis deux ans membre du conseil économique de la paroisse du Sacré-Cœur qui se trouve sur le Prado.
Un peu avant l’été, Ambroise ARNAUD m’a contacté pour me parler de l’Association IRSAM et me demander si cela m’intéressait de rejoindre en tant qu’administrateur cette association. Il est vrai que je ne connaissais pas très bien cette association mais j’ai pu échanger avec d’autres administrateurs et grâce à eux j’ai pu la découvrir. Je n’ai pas hésité un seul moment et je remercie le Conseil d’Administration et son Président d’avoir accepté ma candidature. Il est important pour moi de pouvoir consacrer du temps au service des autres.
Je vais mettre mon expérience de financier et de chef d’entreprise au service du Conseil d’Administration IRSAM. Je serais très heureux de pouvoir échanger avec les autres administrateurs et les salariés sur les nombreux projets qui sont en cours ou à venir au sein de l’Association.
J’ai assisté pour la première fois à l’Assemblée Générale annuelle au mois de juin 2025, et je tenais à remercier toutes les personnes que j’ai croisées pour leur accueil et leur soutien.
Me mettre le plus rapidement possible au service du Président. J’ai hâte de pouvoir travailler sur des dossiers avec la Direction Générale et les opérationnels, les administrateurs sont là pour les accompagner et leur donner les outils nécessaires afin qu’ils mènent à bien leur mission au sein de l’Association.
Une très belle association que je suis en train de découvrir !
Le fait qu’elle a été fondée au 19ème siècle par un religieux nous donne, même si l’Association est aujourd’hui laïque, des valeurs que je respecte profondément. Le rôle des associations est primordial dans notre société et celui de l’Association IRSAM est d’autant plus important car c’est un acteur incontournable dans l’accueil des déficients sensoriels.
L’Association rassemble un nombre élevé de professionnels qui consacrent leur vie au service des autres, la valeur humaine est plus importante que la valeur économique !
Il ne faut pas oublier les familles qui sans IRSAM seraient confrontées à de grandes difficultés et nous sommes là pour les aider.
Ayant un neveu atteint de trisomie 21, la fragilité et le handicap (je préfère le terme de différent) a toujours été présent dans notre famille. C’est certainement une des raisons de mon engagement passé pour l’Arche et présent pour IRSAM.
Un de mes enfants travaille comme manager d’un Café Joyeux à Paris, c’est pour moi une preuve que le regard de la société change. Les jeunes s’engagent et se tournent bien volontiers vers le monde de l’handicap et de la fragilité.
Je suis conscient que pour les familles la route est difficile, le rôle des associations est donc vital afin de pouvoir leur offrir un cadre de vie le plus agréable possible.
Une chose est sûre et le cinéma nous le prouve aujourd’hui, être en contact avec des gens différents nous ouvre l’esprit et nous rend bien plus humain. C’est donc une véritable richesse que de pouvoir entretenir avec eux des liens.
Pas d’anecdote précise en tête mais plutôt un témoignage :
La première fois que j’ai été déjeuner dans un Café Joyeux à Paris, tous les équipiers (personnes atteintes de trisomie 21 ou d’autisme) qui travaillaient avec mon fils sont venus me voir pour me dire bonjour et en me disant que mon fils était « super » et qu’ils étaient content de venir travailler même si cela n’était pas toujours facile !!
Sans le monde associatif, ces personnes fragiles ne pourraient pas connaître de telles expériences, voilà une des raisons de mon engagement.
Je pense que l’inclusion des personnes fragiles dans le monde professionnel est une des démarches fondamentales pour bâtir une société où tout le monde, quelles que soient ses difficultés, peut trouver sa place.
L’Assemblée Générale du Mouvement Parcours Handicap 13 s’est tenue le mardi 30 septembre 2025, de 13h30 à 17h, à la Salle Aznavour (Bouc-Bel-Air). Ce fut l’occasion de :
Ce mouvement entame en effet une année de transition pour un nouvel élan collectif. Après une ouverture de l’adjoint au Maire de Bouc Bel Air qui a salué le chemin accompli par les associations dans le domaine du handicap, cet événement a été animé par Olivier FANTINO, directeur de l’association Espoir Provence et engagé particulièrement dans ce collectif. 1/ Qu’est-ce que le Mouvement Parcours Handicap 13 selon vous ? 2/ Quelles sont vos attentes pour le Mouvement de demain ? 3/ Quelle organisation et quel fonctionnement pour le mouvement ? De quoi échanger longuement et créer une forte dynamique sur le rôle et l’utilité à venir du Mouvement et de ses six entités Parcours développés sur différents territoires : Est, Etang de Berre, Marseille Nord, Marseille Sud, Pays d’Aix et Pays d’Arles. Un vrai défi pour demain… Notre Association suivra avec intérêt la restitution de ce travail collectif et permettant d’unir les voix pour une meilleure inclusion. |
Et nous restons mobilisés pour que tous dans l’Association IRSAM, professionnels, personnes accompagnées, nous puissions bénéficier de notre espace santé.
Pour cette nouvelle rentrée 2025, un déploiement progressif de nouveaux PAS au niveau national est en place, avec plus particulièrement sur nos territoires les actions suivantes :
Dans le Rhône et à La Réunion, pour la partie médico-sociale, les PAS ont été confiés aux associations gestionnaires parce qu’elles sont porteuses des EMAS (Equipe Mobile d’Appui à la Scolarisation).
A Lyon, Claire JENOT, cheffe de services et dispositifs en lien avec l’inclusion scolaire au sein du pôle enfant IRSAM Lyon, qui pilote notamment, l’EMAS IRSAM, nous explique :
« Notre association a été choisie parce que depuis sa création en janvier 2021, l’EMAS IRSAM de la circonscription Ecully Lyon Duchère travaille en parfaite collaboration et de manière très constructive avec les différents partenaires de l’Éducation Nationale. L’équipe a su nouer et consolider de très bons liens avec l’inspecteur de l’Éducation Nationale en charge de ce secteur, et lorsque le lancement de sept PAS préfigurateurs a été décidé sur le département du Rhône, celui-ci a immédiatement proposé que trois d’entre eux soient déployés sur son territoire avec l’appui de l’Association IRSAM. »
A La Réunion, Maël BONFANTI est chef de service PAS et EMAS pour IRSAM La Ressource :
« Durant les trois dernières années avec l’EMAS, l’Association IRSAM a prouvé son expertise concernant la logique de l’Ecole pour tous et l’accompagnement des élèves à besoins particuliers auprès des enseignants. Elle a une connaissance fine du terrain et des acteurs : Inspecteurs de l’Éducation Nationale, de circonscription et leurs équipes (Conseillers pédagogiques de circonscription) et/ou les directions d’établissements du 1er ou 2nd degré ainsi que des partenaires du secteur social, médico-social et paramédical. »
C’est un binôme enseignant coordinateur et éducateur spécialisé qui intervient au sein d’un secteur identifié et choisi par l’Éducation Nationale (de la maternelle au lycée et public et privé sous contrat mélangé) qui a été pensé selon le nombre d’élèves et l’implantation préexistante des PIAL (Pôles inclusifs d’accompagnement localisés ).
« A La Réunion, les binômes ont été bien placés en fonction des PIAL préexistants. Nous touchons 233 établissements du 1er ou 2nd degré et notamment la plus grande école élémentaire de France. »
Claire JENOT précise : « La porte d’entrée pour assurer la saisine des PAS est la communauté éducative de l’établissement scolaire (enseignants, AESH, direction, équipe du périscolaire) mais également directement la famille ou l’élève. C’est un vrai changement ! Le binôme pourra ensuite intervenir directement auprès de cet élève contrairement aux EMAS qui intervient davantage comme fonction ressource. »
Les réponses pédagogiques et éducatives les plus courantes peuvent être de trois ordres :
A Lyon, le PAS est également chargé de mettre en œuvre l’accompagnement humain (AESH) notifié par les MDPH pour les élèves en situation de handicap et de coordonner toute intervention de professionnels externes, notamment médicaux et paramédicaux lorsque cela est nécessaire. L’équipe du PAS travaillera de concert avec les établissements scolaires pour s’adapter aux besoins des élèves, et proposera par exemple des conditions les plus facilitantes pour l’intervention des personnels médicaux, paramédicaux et médico-sociaux au sein des écoles et établissements.
C’est l’enseignant du PAS qui sera chargé d’assurer la coordination du binôme, alors qu’à La Réunion, une logique différente a été choisie où l’enseignant et l’éducateur spécialisé seront tous deux coordinateurs. Dans le cadre de leurs missions au sein du PAS, il est à noter que les éducateurs spécialisés pourront mettre en œuvre un accompagnement des familles et une guidance parentale. Le PAS est détaché du PIAL, qui existe encore. Il agit pour une mise en réseaux des partenaires : école, famille, paramédical et libéral.
A La Réunion, par une logique de » non surplombance » , l’enseignant et l’éducateur spécialisé sont tous deux coordinateurs. Les éducateurs spécialisés coordinateurs mettront aussi en œuvre un accompagnement des familles et une guidance parentale. Le PAS agit pour une mise en réseau des partenaires : école, famille, paramédical et libéral.
A Lyon, Claire JENOT explique :
« Comme chaque PAS est composé d’un enseignant coordonnateur (EN) et d’un éducateur spécialisé (IRSAM), la première étape a été de recruter ces deux professionnels. Pour cela, nous avons travaillé « main dans la main » avec l’Éducation Nationale afin de sélectionner les profils des trois enseignants coordinateurs. J’ai ainsi participé à six entretiens d’embauche avec l’inspecteur EN de la circonscription, le coordinateur PIAL (directeur du collège du secteur) et la conseillère pédagogique Éducation Nationale.
Le déploiement des trois PAS étant prévu pour la rentrée 2025, nous avons dû être très réactives pour qu’avant les congés d’été, le recrutement des trois éducateurs spécialisés destinés à compléter les binômes, soit assuré. Pour autant, nous nous sommes attachées à respecter les différentes étapes inhérentes au fonctionnement de nos établissements, et nous avons également travaillé avec l’ADAPEI 69 (l’autre association choisie pour assurer le déploiement des quatre autres PAS du Rhône), pour coconstruire la fiche de poste « Éducateur spécialisé PAS » qui est désormais commune. »
A partir du 1er septembre, Claire nous précise que les six professionnels composant les trois PAS IRSAM Lyon (enseignants/éducateurs) seront installés ensemble dans un vaste bureau situé sur le site IRSAM Lyon. A l’issue de ce premier mois, chaque binôme prendra place au sein de sa circonscription.
« En effet, les professionnels auront du temps pour construire ensemble leurs outils et réfléchir au fonctionnement de leurs services respectifs en prenant en compte les enjeux des différents territoires de la circonscription. Il est également primordial de collaborer avec notre EMAS afin que les deux dispositifs fonctionnent de façon très étroite et bien distincte », précise Claire JENOT.
L’EMAS sera un outil du PAS et inversement pour que chacun mène ses missions et qu’elles soient bien distinctes.
A La Réunion, Maël BONFANTI indique les spécificités : « Nous avons recruté 10 éducateurs spécialisés coordinateurs en CDI. Nous recruterons ensuite l’équipe d’appui technique paramédical pour les PAS du secteur Sud après évaluation des besoins de terrain. Cette équipe pourra être composée de neuropsychologue, psychologue, orthophoniste, psychomotricien, ergothérapeute, assistant social et/ou infirmier diplômé d’Etat.
En collaboration étroite avec l’Éducation Nationale, des réunions de présentation des PAS ont été organisées pour les binômes. Puis, lors de la première semaine de rentrée réunionnaise, une semaine de formation pour les binômes a été co-construite et co-animée par les Formateurs de « l’École pour Tous » de l’Éducation Nationale, l’Association IRSAM et l’ALEFPA. Les binômes sont affectés à un établissement du 2nd degré (collège ou lycée) du secteur où ils ont un bureau qui leur permet de travailler et de recevoir les familles.
A La Réunion, l’EMAS garde une place importante, elle accompagne les enseignants sur la logique de l’École pour tous et travaille en étroite collaboration avec les PAS pour apporter des réponses les plus complètes possible aux différentes situations rencontrées. Les PAS sont ouverts aux demandes des établissements dans un premier temps. Après évaluation des outils et du fonctionnement par les équipes, les PAS seront ouverts aux demandes des familles à partir d’octobre. »
A Lyon, Claire JENOT explique que chaque PAS se voit allouer par l’ARS AURA un budget de 119000€. Pour assurer le lancement des trois PAS IRSAM Lyon, l’essentiel de l’organigramme a été pensé pour intégrer un poste d’éducateur spécialisé à temps plein, un poste de psychologue à temps partiel, une poste de secrétaire à temps plein, ainsi que des prestations de libéraux (ergothérapeute / psychomotricien) et enfin différents postes budgétaires notamment pour assurer les déplacements et fournir des équipements aux professionnels (véhicules, ordinateurs, téléphones).
A La Réunion, le budget alloué correspond au financement de 10 postes d’éducateurs spécialisés coordinateurs et les postes de la future équipe d’appui, 10 véhicules de service, l’équipement informatique/ téléphonique des professionnels et les frais de fonctionnement.
Pour Claire JENOT, ces PAS pourraient être à l’initiative de changements importants :
Le déploiement synchronisé et concerté de ces nouveaux dispositifs représente une étape fondamentale dans la progression du travail initié depuis plusieurs années par les politiques publiques, pour favoriser une meilleure collaboration entre le Médico-social et l’Éducation Nationale, au service de l’inclusion scolaire. Cependant, il faudra être extrêmement rigoureux et vigilants sur la clarification du « qui fait quoi » afin de ne pas générer un nouvel effet » mille-feuille « .
Selon Maël BONFANTI, « l’Ecole pour tous est une école qui, si elle peut accueillir un élève avec des besoins particuliers, peut accueillir tous les élèves. Ce déploiement est aussi la construction d’un nouveau métier, d’une nouvelle approche, d’une nouvelle culture professionnelle qui lie étroitement l’Éducation Nationale et le secteur médico-social, pour un parcours scolaire en milieu ordinaire, adapté à tous les élèves. »
Le projet de délocalisation de la MAS IRSAM Les Chanterelles et de rénovation du site IRSAM Ruissatel-Garlaban, dans le 11ème arrondissement, intégrant l’ancien site de La Rémusade avance bien !
Pour rappel, l’objectif est de permettre d’accueillir sur un même et unique site la MAS IRSAM Les Chanterelles et les établissements IRSAM Ruissatel-Garlaban.
Ce projet est porté par le « Pôle Adulte IRSAM Marseille » ainsi qu’un partenaire essentiel, le bailleur social UNICIL.
Accompagnée par deux acteurs experts en immobilier, EKINOV et NLS Architectes, l’équipe « projet » a réalisé en 2024 neuf ateliers de travail afin de formaliser les besoins et définir 3 scenarios.
En mai 2025, le Conseil d’Administration IRSAM a validé le scénario définitif qui proposait des surfaces optimisées, un phasage des travaux simplifié avec un seul déménagement et une optimisation des ressources RH et logistique.
L’équipe « projet » se réjouit de cette décision qui permet de moderniser les infrastructures du pôle adulte IRSAM Marseille afin de les adapter aux besoins des adultes accompagnés.
Ce projet va ainsi permettre de proposer un lieu de vie alliant :
comprenant :
A ce jour, la Direction Générale IRSAM et l’équipe dédiée rencontrent les autorités de tarification concernées (ARS PACA et CD13) afin de présenter ce scénario répondant aux orientations stratégiques des CPOM (Contrat Pluriannuel d’Objectifs et de Moyens) IRSAM Pôle adulte Marseille.
Enfin, ce projet s’inscrit dans la thématique » Servir les Voyageurs » du projet IRSAM CAP ASSO.
Du 23 au 26 juin 2025, l’ensemble des directions de l’Association IRSAM s’est réuni à Lyon pour les premières Journées de Direction JDD et pour l’Assemblée Générale AG, organisés au sein du nouveau site IRSAM Clairefontaine. Ce lieu récemment rénové, entièrement dédié à l’accompagnement des adultes sourds avec handicaps associés, a accueilli pendant quatre jours des temps de travail, de formation, de réflexion et de partage.
Les équipes ont participé à plusieurs ateliers collaboratifs autour de thématiques majeures pour notre avenir :
L’attractivité des métiers
Le développement de l’offre
L’habitat inclusif
Le lien avec l’Éducation Nationale
Ces temps de co-construction ont permis d’approfondir nos réflexions et de nourrir une vision partagée pour l’évolution de notre accompagnement.
Une formation stimulante sur l’intelligence artificielle a été proposée par IREF Formation, animée par Olivier Griffith et Morgane Quilliou Rioual. Riche en échanges, cette session a permis d’explorer les opportunités offertes par l’IA pour améliorer nos pratiques, tout en interrogeant les enjeux éthiques, techniques et organisationnels qu’elle soulève.
Nous avons également eu le plaisir d’entendre Karine Tikhomiroff, transcriptrice à IRSAM Arc-en-Ciel, qui s’est formée à l’IA et en fait un usage concret dans son établissement, illustrant ainsi la capacité d’innovation issue du terrain.
Cette journée fut introduite par Bruno Droneau et marquée par la présentation d’un travail collectif sur la situation IRSAM autour des handicaps complexes, animé par un groupe de travail pluridisciplinaire (Philippe Pillon, Karine Arque, Frédéric Dieudé, Catherine Gallas, Claire Del Fundo, Axelle Pénombre et Valentine Drieux). Leur analyse a été enrichie par l’intervention du Dr Yannick Fouda, fondateur du Groupe MyLumen, spécialiste du bien-être psychologique. Sa contribution a permis de poser des bases solides pour travailler la qualité de vie au travail dans notre association.
Un interlude dansé, proposé par Marie Ribbes, art-thérapeute, et des adultes accompagnés par IRSAM dans le cadre d’un partenariat avec l’association Vibrasignes, a offert un moment suspendu et profondément humain, révélant la force expressive de la danse au cœur du handicap complexe.
Ces journées se sont conclues par l’Assemblée Générale de l’Association, en présence de nos administrateurs. Ce moment fort a été l’occasion de réaffirmer les grandes orientations associatives. Grâce à l’accompagnement de l’équipe DSIO pilotée par Nadège Vanneste, l’AG a pu être suivie en visioconférence depuis plusieurs sites IRSAM, notamment sur le site Marseille 11ème IRSAM IRS de Provence et 2 sites IRSAM à La Réunion à Saint-Louis et Sainte-Marie.
Ces journées ont renforcé notre engagement commun, nourri notre vision stratégique et réaffirmé notre volonté d’innover avec exigence, humanité et responsabilité.
Un grand merci à toutes les équipes mobilisées ; plus particulièrement les professionnels IRSAM Clairefontaine fortement investis pour nous accueillir et notamment la nouvelle équipe « Sucré – Signé » qui lance la cafétéria inclusive au sein de cet établissement ; aux intervenants inspirants, et à nos administrateurs pour leur présence active et engagée.
Pourquoi ce rapport est important ?
L’Inspection Générale des Affaires Sociales (IGAS) a publié en janvier 2025 un rapport clé sur l’avenir du secteur médico-social. Son objectif : faire évoluer notre système pour qu’il réponde mieux aux attentes des personnes en situation de handicap, dans un cadre plus inclusif, individualisé et proche des territoires.
🔹 L’autodétermination
Donner à chacun le pouvoir de faire ses propres choix et de devenir acteur de sa vie. Cela implique de passer d’une logique d’accompagnement à un réel soutien à la vie choisie.
🔹 Une offre modulaire
Proposer des formes d’accompagnement plus souples, qui s’adaptent aux besoins et aux évolutions de parcours : temps partiel, temporaire, ponctuel, etc.
🔹 L’ancrage territorial
Développer une offre qui tient compte des réalités locales, en s’appuyant sur des schémas partagés et une gouvernance départementale plus lisible.
✔️ Faire évoluer les projets d’établissement
Intégrer l’autodétermination et la modularité.
Valoriser le rôle des pair-aidants dans les accompagnements.
✔️ Renforcer la professionnalisation
Former les équipes aux pratiques fondées sur les choix des personnes.
✔️ Simplifier la gouvernance
Mutualiser les autorisations dans les GCSMS sans nouvel appel à projet.
Un facilitateur de parcours : pour construire son projet de vie.
Un droit à l’accueil temporaire jusqu’à 180 jours, sans décision d’orientation.
Un droit au retour en établissement après une tentative de parcours hors ESMS.
Le maintien des allocations pendant 6 mois lors d’un changement.
Une évaluation HAS adaptée aux nouvelles pratiques (autodétermination, modularité…).
Coordination nationale via l’ANAP, la CNSA et l’ANCREAI.
Révision des référentiels de la HAS, notamment sur les projets individualisés.
Nouveaux outils pour le pilotage immobilier et la transition écologique.
Études sur le non-recours aux droits et les relations avec les MDPH et CCAS.
Révision des modèles de tarification pour intégrer la modularité.
Déploiement de SI compatibles avec les parcours individualisés.
Le rapport propose une mise en œuvre progressive. Chaque mesure est accompagnée d’une échéance, d’un niveau de priorité et d’une autorité responsable.
Ce rapport marque une étape décisive : il appelle les acteurs du secteur à se mobiliser collectivement pour une transformation structurelle, centrée sur les choix et les droits des personnes.
Pour aller plus loin, lire le rapport