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Ensemble, favorisons l'autonomie

Quatre ans après la mise en œuvre du dispositif d’évaluation de la Haute Autorité de Santé (HAS), la FISAF publie une nouvelle édition 2026 de son Livret de recommandations consacré à la démarche d’évaluation HAS.

Ce document, élaboré par le Club Qualité FISAF, s’appuie sur les retours d’expérience du terrain dans les établissements et services accompagnant des personnes avec déficiences sensorielles, troubles DYS et troubles associés.

L’Association IRSAM a contribué à ces travaux à travers l’engagement de Annie TASSY, adjointe à la direction générale chargée Qualité, membre du Club Qualité FISAF depuis de nombreuses années.

Un outil pratique au service des acteurs qualité pour accompagner les établissements, les services et les dispositifs

Cette édition 2026 rassemble 11 fiches mémo actualisées, conçues comme des repères opérationnels pour accompagner les équipes à chaque étape de l’évaluation HAS :

Chaque fiche propose également une rubrique « Restons vigilants », qui met en lumière les points d’attention issus de l’expérience du terrain et les évolutions récentes du dispositif.

Des ressources disponibles pour les équipes IRSAM

Ces documents étant réservés aux structures adhérentes de la FISAF, ils ne sont pas diffusés publiquement.

Les professionnels de l’Association IRSAM peuvent les consulter :

Le livret comprend également un quiz d’animation “Éval HAS – Leçons et stratégies du terrain”, conçu comme un outil pédagogique pour sensibiliser et échanger en équipe autour des points de vigilance de l’évaluation.

Si vous souhaitez avoir des échanges, éclaircissements, etc., sur ce livret, n’hésitez pas à solliciter les acteurs qualité de votre établissement, service ou dispositif. 

 

 

L’Association IRSAM s’engage résolument dans une transformation profonde de son offre médico-sociale, guidée par une vision ambitieuse : placer l’inclusion, l’autonomie et l’autodétermination des personnes accompagnées au cœur de notre action.

Ce changement, inspiré par les recommandations de l’ANAP (Agence Nationale d’Appui à la Performance), n’est pas une simple réorganisation, mais un changement de regard sur la personne, le métier et le territoire.

Pour réussir cette transformation, cinq leviers majeurs ont été relevés par la gouvernance IRSAM.

Voici ce qu’ils impliquent pour chacun d’entre nous :

  1. Clarifier le cap politique et stratégique

Pourquoi ?

Sans une vision claire, la transformation risque d’être perçue comme une contrainte technique.

Comment ?

  • Affirmer notre engagement pour une société inclusive, où chaque personne peut exercer son autodétermination (via la psychoéducation, la pair-aidance, etc.).
  • Passer d’une logique de structures (les établissements) à une logique de plateforme de services, en partenariat avec le milieu ambulatoire et les acteurs locaux.
  • Outils concrets : Le projet associatif Cap Asso IRSAM, les CPOMs (Contrats Pluriannuels d’Objectifs et de Moyens) et les projets d’établissement seront revisités pour refléter cette ambition.
  1. Installer la fonction de coordination de parcours

Pourquoi ?

C’est un point de bascule essentiel pour fluidifier l’accompagnement.

Comment ?

  • Créer une instance de coordination (cellule, pôle ou service) à l’échelle des établissements, des territoires ou centralement.
  • Définir des rôles clairs : évaluation, élaboration du projet personnalisé, suivi et réajustement.
  • Former des coordinateurs et désigner un interlocuteur unique pour chaque personne accompagnée.
  • Repenser les processus d’admission, de suivi et de sortie pour éviter les ruptures.
  1. Transformer les pratiques professionnelles

Pourquoi ?

C’est le chantier le plus sensible, mais aussi le plus structurant.

Comment ?

  • Former les équipes à l’autodétermination, à la communication alternative et augmentative (CAA), et à la co-construction des projets.
  • Évoluer vers une posture “faire avec” plutôt que “faire pour”, en reconnaissant la pair-aidance et en développant le travail hors les murs.
  • Accompagner sans culpabiliser : donner du sens, sécuriser et outiller les équipes pour ce changement culturel.
  1. Recomposer l’offre de prestations

Pourquoi ?

Pour répondre aux besoins réels des personnes, sans doublons ni manques.

Comment ?

  • Cartographier les prestations existantes au-delà des simples “places” ou autorisations.
  • Structurer une offre lisible par domaines de vie (logement, santé, loisirs, etc.), avec des services modulables et adaptés en intensité.
  • Passer d’une offre par établissement à une palette de services activables, régionalisée et ancrée dans les territoires.
  1. Piloter la transformation dans le temps

Pourquoi ?

Une transformation réussie se fait par étapes, de manière cohérente.

Comment ?

  • Utiliser des outils comme l’autodiagnostic ANAP ou NEXTHEP, et une feuille de route pluriannuelle.
  • Suivre des indicateurs concrets : ruptures de parcours évitées, accès au droit commun, etc.
  • Renforcer le dialogue avec l’ARS et les Départements, et mobiliser les financements dédiés.

Pour résumer

La transformation de l’offre médico-sociale à IRSAM est un projet collectif, qui repose sur :

  • Une vision politique claire et partagée,
  • Une gouvernance engagée à tous les niveaux,
  • Des professionnels accompagnés dans l’évolution de leurs pratiques,
  • Une organisation repensée pour les parcours, et non pour les places,
  • Un ancrage territorial fort, en partenariat avec tous les acteurs.

 

Le rôle de chacun est essentiel : professionnel, famille ou encore partenaire, l’implication et les retours aideront à construire ensemble l’offre médico-sociale de demain.

La Direction Générale lance ainsi une réflexion de l’encadrement pour définir les modalités selon lesquelles l’Association va proposer dans le temps des solutions au regard de cette transformation de l’offre, qui respectent notre singularité, notre engagement vis à vis des personnes accompagnées et qui nous orientent vers demain.

Dans la perspective des élections municipales de 2026, le réseau UNIOPSS-URIOPSS publie son plaidoyer afin de porter collectivement les enjeux du secteur social, médico-social et sanitaire au cœur du débat local.

Nous vous invitons à en prendre connaissance via le lien ci-après : Plaidoyer municipales UNIOPSS 2026 

En septembre 2025, l’ARS Corse a lancé un appel à projets visant à structurer un parcours de repérage, de diagnostic et d’accompagnement des handicaps sensoriels. L’objectif était clair : créer des solutions adaptées sur le territoire et rendre accessible une expertise sur l’ensemble de la région.

L’ARS avait en effet fait état d’une offre de prestations insuffisante et déséquilibrée sur le territoire pour les publics en situation de handicap sensoriel avec uniquement la présence d’un CDAV (Centre pour enfants Déficients Auditifs et Visuels) situé en Haute Corse (Bastia), géré par les PEP 2B et aucun dispositif d’accompagnement en Corse du Sud.

 

Cet appel à projet comprenait la création de deux nouvelles structures :

1- Un SESSAD Déficience Sensorielle en Corse du Sud de 20 places en file active

Ce SESSAD Déficience Sensorielle doit répondre à des besoins urgents et importants :

  • Nécessité de repérer les enfants à accompagner (Déficience Auditive et Déficience Visuelle) : un travail important a d’ores et déjà été effectué par l’ERHR PACA Corse face au constat du manque de données tant populationnelles que médicales ou sociales ; mais il devra être approfondi et actualisé avant le démarrage de l’activité pour établir un diagnostic et une évaluation de chaque situation et ainsi pouvoir définir un parcours de soins adapté pour chaque enfant.
  • Organiser une offre de proximité : en raison de la dispersion géographique des enfants sur le territoire, l’équipe dédiée devra déployer une organisation spécifique ; la mise en place d’antennes doit permettre un travail de proximité en diminuant le temps de déplacement des familles et en limitant l’absence scolaire. 
  • En s’appuyant sur les ressources expertes du continent, assurer un soutien des professionnels non spécialisés dans la déficience sensorielle, afin de développer leurs pratiques professionnelles et  opérer un transfert de compétences au profit du territoire Corse. 

 

2-Un Centre Ressources Régional pour les Handicaps Sensoriel sur les territoires Corse du Sud (2A) et Haute Corse (2B)

Ce centre aura une première mission de préfiguration du SESSAD qui inclut les actions suivantes de :

  • Diagnostic et évaluation des besoins spécifiques des enfants en situation de handicap sensoriel,
  • Développement d’expertises et transfert de compétences aux professionnels locaux.

Sa deuxième mission sera d’apporter des réponses de proximité afin de garantir un accompagnement efficace et accessible avec :

  • Des permanences et antennes délocalisées pour assurer les prestations de rééducation.
  • Un appui sur les professionnels libéraux des différents micro-territoires.

Ce centre sera un véritable pilier stratégique pour IRSAM. L’Association en collaboration avec l’ERHR Corse, s’engage en effet à ce jour pleinement dans la mise en place de ce centre qui couvrira la Corse-du-Sud (2A) et la Haute-Corse (2B) et aura pour missions principales :

  • L’animation du réseau d’acteurs (coopération, parcours et repérage, pair aidance).
  • La qualité des pratiques (recommandations, bonnes pratiques, formations, ressources documentaires).
  • L’expertise et les recours (colloques, centres experts, recherche).
  • La Communication Améliorée et Alternative (CAA) : un axe spécifique pour la promotion et la mise en œuvre de la CAA sur le territoire, incluant le pilotage et la mise en réseau des acteurs concernés.

Ce centre sera un lieu ressources, d’informations et d’changes visant à :

  • Favoriser les coopérations entre professionnels de santé libéraux, hospitaliers, professionnels du médico-social, associations d’usagers et institutions.
  • Identifier des ressources innovantes pour accompagner les ESMS dans l’évaluation des besoins des personnes et la mise en œuvre d’outils adaptés.

Un enjeu stratégique IRSAM sur un nouveau territoire 

Notre Association, engagée sur ce territoire via l’ERHR Corse depuis plus de 10 ans a été identifiée comme un partenaire clé pour opérer cette structuration. L’ARS Corse a souligné l’importance de travailler en complémentarité avec les acteurs locaux, notamment les PEP 2B, afin de garantir une offre médico-sociale cohérente et inclusive.

Les familles, partenaires et acteurs locaux sont au cœur de cette démarche.

Notre association souhaite s’engager à :

  • Faciliter l’accès aux soins et aux services médico-sociaux.
  • Sensibiliser les acteurs locaux aux enjeux du handicap sensoriel.
  • Créer un réseau solide pour une meilleure prise en compte des besoins spécifiques.

Ce développement en Corse est le fruit d’une collaboration étroite entre IRSAM et l’ARS Corse ainsi qu’avec les acteurs locaux. Tous ensemble, ils souhaitent œuvrer pour que les personnes en situation de handicap sensoriel puissent accompagner au mieux et développer leur autonomie.

Il s’inscrit pleinement dans l’axe « Du Vent dans les Voiles  » du projet associatif IRSAM CAP ASSO. 

 

L’UNIOPSS a rejoint le collectif portant les États généraux de la santé et de la protection sociale. L’objectif est de refonder notre système pour les 10 à 15 prochaines années.

Bâti il y a 80 ans, il doit aujourd’hui se réinventer pour faire face aux défis du grand âge, de la prévention, du handicap, du travail et de l’innovation, en repensant son financement et son organisation.

Dans ce cadre, la parole des citoyens et des professionnels de santé et de l’accompagnement est essentielle et doit être prise en compte. Sans eux, le système ne pourra être transformé efficacement.

 

Ainsi, donnez votre avis en répondant au questionnaire sur placedelasante.fr !

Quelques minutes suffisent pour partager vos priorités, vos attentes, vos idées.

Plus nous serons nombreux à y répondre, plus les résultats de cette consultation seront considérés comme légitimes.

Chaque voix compte !

Ensemble, faisons vivre ce grand rendez-vous citoyen.

Merci pour votre pleine mobilisation.

 

Place de la Santé – États généraux de la santé et de la protection sociale – Notre système de santé a besoin de vous.

Le secteur médico-social est en pleine mutation !

L’Agence Nationale d’Appui à la Performance (ANAP) a publié deux guides essentiels pour accompagner cette transformation : « Handicap : Réinventer l’offre médico-sociale » et sa version en Facile À Lire et à Comprendre (FALC). Ces guides soulignent l’importance de passer d’une logique d’établissements distincts à une offre de services coordonnés, centrée sur les besoins et les choix des personnes en situation de handicap.

Pourquoi ces guides sont-ils importants ?

Ces documents offrent un cadre clair pour :

  • Accompagner les parcours de vie des personnes en situation de handicap, en garantissant un suivi personnalisé et évolutif.
  • Développer des services modulables et diversifiés, adaptés aux besoins spécifiques de chaque individu.
  • Organiser les structures en plateformes, favorisant la mutualisation des ressources et la coopération entre acteurs.
  • Renforcer les partenariats avec les acteurs du droit commun (Éducation nationale, logement, santé, etc.) pour une inclusion effective.

L’engagement IRSAM

Nos établissements, services et dispositifs s’inscrivent pleinement dans cette dynamique.

Pour cela, leur démarche est :

  • D’impliquer les professionnels dans cette transformation, en leur offrant les outils et formations nécessaires pour accompagner au mieux les personnes en situation de handicap.
  • de travailler main dans la main avec les acteurs du droit commun (écoles, entreprises, collectivités, etc.) pour créer des réponses adaptées et inclusives.
  • De développer des partenariats et conventions avec d’autres associations et institutions, dans une logique co-constructive et non concurrentielle.
  • De promouvoir l’autodétermination et la participation active des personnes accompagnées, en s’appuyant sur des outils comme la Communication Alternative et Améliorée (CAA) et la pair-aidance.

Une démarche inclusive et collaborative

La transformation de l’offre médico-sociale ne peut se faire sans une collaboration étroite entre tous les acteurs.

En tant qu’association, nous souhaitons réaffirmer la volonté de : 

  • Décloisonner les pratiques pour faciliter l’accès aux droits fondamentaux (logement, emploi, éducation, santé).
  • Créer des synergies avec les acteurs locaux pour répondre aux besoins spécifiques des territoires.
  • Soutenir les aidants et les familles, en leur offrant des solutions adaptées et un accompagnement continu.

Pour aller plus loin :

Prenez connaissance des guides de l’ANAP pour bien comprendre les enjeux de cette transformation et partagez les :

Ces ressources sont essentielles pour comprendre les attentes des personnes accompagnées, adapter nos pratiques et construire ensemble une société plus inclusive.

 

Au sein de l’Association IRSAM, nous sommes convaincus que cette transformation est une opportunité pour réinventer notre manière d’accompagner et renforcer l’inclusion des personnes en situation de handicap.

En travaillant ensemble dans une logique de coordination et coopération, avec les professionnels, les financeurs, les partenaires, les personnes accompagnées et les familles, nous souhaitons construire une offre médico-sociale plus humaine, plus flexible et plus juste

 

 

 

Pouvez-vous vous présenter ?

Je suis Sœur Marie Josiane, membre de la Congrégation des Sœurs de Marie Immaculée, héritière d’une tradition de longue date de service auprès des personnes en situation de handicap sensoriel. Notre Congrégation, avec les membres associés et les bienfaiteurs, porte depuis le XIXᵉ siècle l’élan initié par le père Louis Toussaint DASSY et Marie BOUFFIER, à l’origine de l’œuvre établie sur la colline de Notre-Dame de la Garde et devenue par la suite l’Association IRSAM.
C’est dans cet engagement quotidien auprès d’enfants sourds ou aveugles, puis auprès de leurs familles, qu’est née la Maison Béthel, à Pont Saint Esprit, fondée en 1991, pour proposer un lieu de vacances et de répit adapté à leurs besoins.

Comment êtes-vous entrée dans l’histoire de l’Association IRSAM ?

L’Association IRSAM est intimement liée à notre Congrégation : cela fait partie de notre ADN institutionnel et spirituel. Pendant des siècles, l’enfant handicapé était considéré comme un « visage inutile ». Les fondations religieuses, dont la nôtre, ont contribué à un réel éveil des consciences : ces enfants sont devenus des visages à accompagner, puis des personnes à rendre heureuses.

Cet héritage, profondément humaniste et spirituel, irrigue encore aujourd’hui l’action IRSAM. C’est dans ce sillage que s’inscrit mon engagement : offrir aux enfants et à leurs familles un accompagnement global, respectueux et chaleureux.

Vous êtes aussi la fondatrice de la Maison Béthel : comment cette initiative est-elle née ?

Au début des années 1990, il nous fallait aller plus loin pour répondre aux besoins que nous percevions : celui du vivre ensemble et celui de l’accompagnement global de l’enfant et de sa famille.
La Maison Béthel a été créée pour mêler enfants entendants et enfants déficients auditifs dans des séjours communs, proposer un cadre bienveillant et familial, et offrir aux familles un répit bien mérité. L’objectif était clair : permettre aux enfants et aux familles de vivre autrement, d’être heureux et de se ressourcer.

Nous avons compris que l’enfant ne peut être accompagné sans sa famille. La Maison Béthel devait donc répondre à leurs besoins, leur offrir du répit, les rassurer et leur permettre de se recentrer sur eux-mêmes.

Trente ans plus tard, cette intuition s’est révélée juste : les frères et sœurs prennent naturellement le relais pour accompagner l’un des leurs, lorsque les parents ne sont plus là.

Qu’est-ce qui fait l’originalité de Béthel et de l’Association Louis Toussaint Dassy ?

Deux originalités majeures :

  1. Le vivre ensemble : enfants entendants et enfants sourds partagent des moments de vie commune depuis 1991, créant des liens durables.

  2. L’accompagnement global de l’enfant et de sa famille : offrir du répit, du soutien et un cadre bienveillant pour tous, au cœur de l’action associative.

Béthel est devenue une famille, avec ses bénévoles, ses donateurs et ses administrateurs, fidèle à l’esprit de Louis Toussaint Dassy et à la tradition de notre Congrégation.

Quel est votre rôle aujourd’hui au sein de l’Association IRSAM et de la Maison Béthel ?

Aujourd’hui, les enfants d’hier sont devenus des jeunes adultes, voire des adultes vieillissants. La mission se poursuit, adaptée aux nouveaux besoins. Nous travaillons sur la transmission de Béthel et sur son intégration au sein de l’Association IRSAM, tout en préservant l’esprit familial qui fait sa particularité.

Lors de récents échanges, j’ai pu préciser :

Cette réflexion sur la transmission illustre notre volonté de continuer l’aventure, tout en accueillant de nouvelles énergies pour pérenniser l’œuvre.

Quel sens donnez-vous à cet engagement aujourd’hui ?

Béthel reste avant tout un lieu de vie, de repos et de respiration, où chacun — enfant, jeune, adulte — peut entendre cette parole simple :
« Tu as le droit de te reposer. Tu as le droit d’être accueilli. Tu as le droit d’être heureux. »

C’est cette conviction, cette fidélité à notre engagement religieux et à notre histoire associative, qui guide encore notre action aujourd’hui. L’aventure continue, et nous souhaitons la poursuivre avec tous ceux qui partagent cette vision du bien-être des enfants et de leurs familles.

Une nouvelle étape pour notre association apparaît avec son entrée dans un collectif associatif dédié à la déficience visuelle.

Depuis juin 2025, l’ARRADV s’étant rapprochée de l’Association IRSAM pour une reprise en gestion de deux SAMSAH DV en janvier 2026, l’association a étudié la plateforme nationale d’information et de conseil en déficience visuelle initiée et gérée actuellement par l’ARRADV.

Cette évolution n’est pas anodine pour notre association qui démontre son fort intérêt pour le collectif, afin de développer des liens forts avec des associations engagées de longue date auprès des personnes DV et s’unir pour partager les expertises, rassembler les forces et construire ensemble un service national utile, lisible, et accessible à tous.

La plateforme DV, un outil essentiel, né de l’ARRADV, qui se projette dans l’avenir

Créée en 2014 par l’ARRADV, la plateforme est devenue en dix ans un dispositif unique sur le territoire national :

Elle s’adresse à toutes les personnes concernées par la déficience visuelle : personnes accompagnées, familles, aidants, professionnels non spécialistes, structures de droit commun… et permet d’orienter vers les services les plus pertinents, partout en France métropolitaine et ultramarine.

En 2026, la plateforme devrait rejoindre l’Association IRSAM afin d’assurer une continuité totale du service.

IRSAM souhaite s’engager à pérenniser et amplifier l’outil, fidèlement à l’ambition initiale de l’ARRADV pour faciliter la vie des personnes déficientes visuelles en leur donnant un accès simple, rapide et fiable à l’information.

Une dynamique collective au cœur du projet

La direction générale IRSAM a ainsi rencontré et échangé avec les responsables des associations nationales travaillant dans le champ de la déficience visuelle : la Fondation des Aveugles de France (FAF), la Fondation APAM, l’Association valentin Huy (AVH), l’UNADEV et Voir ensemble afin d’échanger sur la plateforme et mieux se connaître. Ces échanges ont confirmé une conviction partagée : aucune structure ne peut répondre seule aux besoins croissants et complexes des personnes déficientes visuelles.

La plateforme répond précisément à cet enjeu :

Les appels reçus chaque jour révèlent la pertinence de ce service : soutien aux personnes âgées en perte d’autonomie, orientation vers les orthoptistes, vers un SAMSAH, identification d’un opticien basse vision, aide à la constitution de dossier MDPH, information sur l’emploi, la locomotion, les droits ou les aides techniques.

Ces situations, très diverses, montrent la richesse des actions de la plateforme et surtout la nécessité d’un réseau solide pour y répondre efficacement.

La reprise de gestion par IRSAM ouvre deux horizons :

À court terme (2026)

À moyen terme

Un réseau qui s’agrandit et se renforce

La transformation de la plateforme en outil pleinement collectif représente une opportunité majeure pour tous :
➡️ offrir aux personnes déficientes visuelles une réponse experte, homogène et identifiable, où qu’elles vivent ;
➡️ donner aux associations un espace commun d’action, de plaidoyer et d’innovation ;
➡️ répondre aux attentes des pouvoirs publics qui encouragent des démarches unifiées et partenariales ;
➡️ consolider le positionnement national d’un réseau d’acteurs spécialisés.

IRSAM, en rejoignant cette aventure initiée par l’ARRADV, choisit la coopération : un choix fort, qui s’inscrit pleinement dans le projet associatif CAP ASSO par l’axe « Tenir bon le gouvernail » et répondre à la mission que l’association s’est donnée : « Unir nos forces ! »

En 2026, un comité de pilotage associatif permettra de structurer cette gouvernance collective et imaginer, ensemble, les leviers de pérennisation : financements publics, part mutualisée, valorisation à la prestation…

L’objectif est de maintenir une plateforme comme référence nationale d’écoute, d’orientation et de conseil pour les personnes déficientes visuelles, en s’appuyant sur l’expertise, la complémentarité et l’engagement des associations qui la porteront ensemble.

 

Ce vendredi, notre association a eu le plaisir de participer à la journée autour de l’Habitat Inclusif, un enjeu clé pour favoriser l’autonomie, la participation sociale et le pouvoir d’agir des personnes en situation de handicap grâce à  Julie GIRAUD, membre du COPIL d’organisation de cette journée. Elle représentait IRSAM lors de cet événement, accompagnée par d’autres professionnels IRSAM Les Nénuphars et IRSAM Ruissatel-Garlaban.

Investie dans plusieurs projets d’habitats inclusifs pour les adultes déficients sensoriels, Julie a animé un atelier consacré aux points de vigilance lors de l’ouverture d’un Habitat Inclusif : une thématique concrète et d’actualité pour notre association. La restitution de cet atelier a été réalisée par Pauline WIERZBICKI.

Et pour cause : Julie pilote actuellement l’ouverture prochaine IRSAM Villa Saint-Louis, un tiers-lieu inclusif situé sous Notre-Dame de la Garde, qui intégrera l’activité adaptée Le Répit de Notre Dame proposant une petite restauration, une épicerie solidaire et de la location de salles. Un lieu de vie, de rencontres et d’inclusion au cœur de Marseille.

La matinée a également été marquée par la diffusion d’un témoignage vidéo consacré à Camille, accompagné par IRSAM Les Nénuphars. Il exprime son souhait de rejoindre ce futur habitat inclusif – et peut-être même de travailler avec l’équipe du Répit de Notre Dame, notamment en restauration ! Corinne BICHOUT témoigne sur l’établissement d’accueil non médicalisé Les Nénuphars qui l’accompagne dans ce projet de vie en «  embarquant » toute une équipe pluridisciplinaire.

Pour découvrir la vidéo : Portrait de Camille, adulte accompagné IRSAM Nénuphars

Une illustration inspirante de ce que permet l’habitat inclusif : choisir, participer, s’épanouir ; « vivre chez soi sans être seul ».

Un grand merci au CD13 et particulièrement à Julia RONDON, chargée de mission handicap inclusif au CD13 pour cette journée riche en échanges et en perspectives, et à l’ensemble des partenaires engagés pour faire avancer des solutions d’habitat inclusives et illustrer la transformation de l’offre médico-sociale qui s’opère actuellement et dans laquelle IRSAM souhaite s’inscrire.

Pour en savoir plus sur l’habitat inclusif : Vivre en habitat inclusif | Département des Bouches-du-Rhône

 

L’Association IRSAM participe cette année au salon Autonomic Méditerranée, un rendez-vous incontournable pour les acteurs du handicap.
 
Grâce au Mouvement Parcours Handicap 13, nous avons pu tenir un stand et être présents à leurs côtés, ainsi qu’avec les équipes de l’UNAPEI Alpes Provence qui présentaient la Communauté 360 et Handisanté 13. Une belle occasion pour aller à la rencontre du public, renforcer les liens existants et imaginer de nouvelles collaborations, toujours plus « main dans la main » avec l’écosystème du handicap.
 
Un moment fort de cette journée : croiser Morgan, un jeune accompagné par notre institut marseillais pour déficients visuels, IRSAM Arc-en-Ciel. Présent sur le stand de JM Services, il a pu découvrir et aider à présenter des outils adaptés au handicap visuel : tablettes braille, dispositifs de lecture, écrans spécialisés… Une immersion riche de sens, rendue possible grâce à son éducatrice référente, Lysiane BOFFA.
 
Et la semaine n’est pas terminée pour Morgan ! Dès demain, il vivra une nouvelle expérience dans le cadre du DuoDay, au sein de l’entreprise SKEEPERS, spécialisée dans les solutions marketing et communication digitale.
 
Une belle illustration de ce qui nous anime au quotidien : créer des ponts, ouvrir des horizons et accompagner chaque personne vers plus d’autonomie et d’opportunités.
 
Merci à Flora PEUGEOT et Celine VIAN IRSAM IRS de Provence pour leur présence sur le stand afin de présenter notamment la nouvelle offre pour des enfants dysphasiques.
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