Rechercher
Accessibilité
Signes
Ensemble, favorisons l'autonomie

Aujourd’hui, la Communication Alternative et Améliorée (CAA) transforme en profondeur les pratiques professionnelles et les accompagnements proposés aux personnes en situation de handicap.

Elle regroupe l’ensemble des outils et des stratégies permettant de compenser ou remplacer la communication orale : pictogrammes, gestes, signes, tablettes numériques, dispositifs à commande oculaire…

Elle s’adresse à toutes les personnes qui rencontrent des difficultés à parler ou à se faire comprendre, quels que soient leur âge ou leur handicap. Son objectif est de permettre à chacun d’exprimer ses besoins, ses émotions, ses choix… et de participer pleinement à la vie sociale.

Ces dernières années, la CAA connaît une véritable accélération et la recherche scientifique vient renforcer les pratiques professionnelles, en déconstruisant certaines idées reçues :

· Non, la CAA n’empêche pas l’accès au langage oral ;

· Oui, elle peut être mise en place à tout âge ;

· Oui, il faut présumer des compétences de chaque personne.

Ces avancées permettent ainsi de faire évoluer les accompagnements vers une approche plus inclusive, où chaque relation devient une opportunité de communication. Dans cette dynamique, de nombreuses initiatives nationales émergent pour structurer et diffuser la CAA, afin de la rendre accessible partout, pour tous, et à tous les moments de la vie.

Découvrez les podcasts “Les voix de la CAA”

Pour mieux comprendre concrètement ce qu’est la CAA et comment elle transforme les parcours de vie, le GNCHR a lancé une nouvelle série de podcasts, intitulée « Les voix de la CAA »

Pourquoi écouter ce podcast ?

· Une introduction accessible à tous (professionnels, familles, aidants, personnes accompagnées),

· Des témoignages croisés de chercheurs, professionnels et parents,

· Des exemples concrets d’utilisation de la CAA au quotidien,

· Une série en 5 épisodes pour comprendre les enjeux essentiels,

· La construction d’une “vie de communication”.

Parmi les voix marquantes du podcast, celle de Marielle LACHENELLE, maman d’une jeune fille accompagnée au sein de l’établissement IRSAM Clairefontaine à Lyon. Elle est fortement engagée dans le développement de la CAA.

À travers ces podcasts, elle partage ainsi son parcours de parent, la découverte progressive de la CAA les impacts concrets sur la communication avec son enfant et l’importance de construire une “mémoire de vie” grâce aux outils de CAA (cahiers de liaison, cahiers de vie).

Son témoignage illustre concrètement comment la CAA ne sert pas seulement à exprimer des besoins mais à créer de vraies relations humaines et permettre aux personnes accompagnées d’exister pleinement.

Pour les équipes IRSAM, la CAA représente à la fois un levier d’innovation dans les pratiques professionnelles, un outil d’accompagnement centré sur la personne et une opportunité de renforcer l’autodétermination des personnes accompagnées.

Cela implique de se former, d’expérimenter, de travailler en équipe pluridisciplinaire et d’impliquer pleinement les familles.

C’est donc une démarche globale, qui repose sur la relation et la coopération avec l’entourage de la personne.

Alors dès à présent, écoutez “Les voix de la CAA” pour mieux faire entendre les voix de chaque personne !

Les voix de la CAA | Ausha

En France, près de 2 millions de personnes sont concernées par la déficience visuelle. Au-delà de la prise en charge médicale, cette réalité soulève de nombreuses questions dans la vie quotidienne : comment préserver son autonomie ? Vers qui se tourner pour être accompagné ? Quelles solutions existent pour faciliter son parcours de vie ?

Face à ces enjeux, plusieurs acteurs associatifs majeurs du secteur unissent aujourd’hui leurs forces pour assurer la gestion et le développement du Centre d’Appel et de Conseil sur la Déficience Visuelle.

Un service national unique, gratuit et accessible à tous

Créé en décembre 2014, ce centre d’appel constitue un dispositif national essentiel d’écoute, d’information et d’orientation. Il s’adresse :

  • aux personnes aveugles ou malvoyantes,
  • à leurs proches,
  • ainsi qu’aux professionnels confrontés à des situations de déficience visuelle.

Grâce à une équipe de professionnels spécialisés, chaque appelant peut bénéficier de conseils personnalisés et être orienté vers des ressources adaptées à ses besoins.

Accessible sans formalité, ce service est joignable gratuitement depuis un poste fixe ou mobile au :

📞 0 800 013 010

Une mobilisation collective au service de l’autonomie

Pour garantir la continuité et la qualité de ce service, un collectif d’associations engagées dans le champ de la déficience visuelle s’est constitué. Cette coopération permet de mutualiser les expertises, de renforcer la pertinence des réponses apportées et d’inscrire durablement ce dispositif dans le paysage de l’accompagnement.

IRSAM, acteur engagé au cœur du collectif

Acteur historique de l’accompagnement des personnes en situation de handicap sensoriel, IRSAM s’inscrit pleinement dans cette dynamique collective.

Forte de son expertise médico-sociale et de son implantation en métropole et à La Réunion, l’association contribue activement à la qualité des réponses apportées par le Centre d’Appel et de Conseil sur la Déficience Visuelle.

Son engagement dans ce dispositif illustre une conviction forte : faciliter l’accès à l’information et à l’accompagnement est une condition essentielle de l’autonomie et de l’inclusion des personnes déficientes visuelles.

🤝 Les associations engagées dans le collectif

🔹 ARRADV
Association de professionnels spécialisés dans la déficience visuelle, engagée pour une prise en charge globale favorisant l’autonomie.
👉 https://www.arradv.fr

🔹 Fédération des aveugles et amblyopes de France
Acteur clé de la défense des droits et de l’inclusion, elle agit sur l’accessibilité, l’éducation et l’emploi.
👉 https://www.aveuglesdefrance.org

🔹 Fondation APAM
Soutient des dispositifs favorisant l’autonomie et des parcours d’accompagnement personnalisés.
👉 https://www.fondationvalentinhauy.fr

🔹 Association IRSAM
Acteur majeur du médico-social, engagé dans l’accompagnement des personnes en situation de handicap sensoriel.
👉 https://www.irsam.fr

🔹 Association Valentin Haüy
Depuis plus de 135 ans, elle accompagne les personnes déficientes visuelles vers l’autonomie.
👉 https://www.avh.asso.fr

🔹 Voir Ensemble
Association engagée pour l’inclusion des personnes déficientes sensorielles, alliant innovation et accompagnement.
👉 https://www.voirensemble.asso.fr

Un enjeu sociétal majeur

Dans un contexte où les besoins d’accompagnement ne cessent de croître, ce centre d’appel joue un rôle clé pour lutter contre l’isolement, favoriser l’accès à l’information et soutenir l’autonomie des personnes déficientes visuelles.

Ce service simple d’accès représente souvent un premier point d’appui précieux pour mieux comprendre une situation, trouver des solutions concrètes et être orienté vers les bons interlocuteurs.

Le parcours de Samantha 

Forte d’un parcours varié, Samantha a débuté sa carrière professionnelle aux États-Unis dans le domaine de la psychologie sociale, en tant qu’éducatrice et conseillère spécialisée auprès de populations vulnérables et de personnes en situation de handicap.
Désireuse de s’installer en Europe, elle a traversé l’Atlantique pour travailler comme professeure d’anglais en Isère avant de poursuivre des études supérieures en psychologie
sociale du travail et des organisations ainsi qu’en coopération internationale. Ces dernières années, elle a travaillé sur le terrain dans le secteur humanitaire au sein d’organisations telles qu’Action contre la Faim et Expertise France, où elle s’est consacrée à la gestion de projets et à l’accompagnement des équipes terrain et siège. Toutes ces expériences lui ont permis d’élargir son expertise dans des domaines complémentaires qui la passionnent et d’apprécier un environnement de travail où elle peut venir en aide à des communautés diverses.

Ses missions à l’Association IRSAM

Ses missions sont dynamiques et riches : aux côtes d’Amandine MARCHIONI, elle appuie la DSIO sur le DUI VivaLity notamment et sur ses développements continus. Dans le cadre de cette démarche de conduite du changement, elle collaborera avec des équipes de diverses structures en France métropolitaine afin de les accompagner et de les former, aux mises à jour du système et évolutions qui seront mises en œuvre à l’Association IRSAM. Passionnée par le travail avec les gens, elle travaillera en étroite collaboration avec les professionnels pour les aider à se familiariser avec le DUI et d’autres projets de la DSIO.

Ce qu’elle apprécie dans ce nouveau poste

Ce qu’elle apprécie le plus dans son travail, c’est le sentiment d’aider les autres, l’analyse ergonomique des processus de travail et les expériences riches en contact humain qu’elle tire de ses interactions sur le terrain dans le cadre de son rôle d’accompagnement au quotidien. Elle apprécie de pouvoir rencontrer les professionnels et les personnes accompagnées par les établissements & services, car cela lui permet de tisser des liens avec les équipes et de comprendre l’activité.

Une démarche qualité engagée par état des lieux en 2025

En 2025, l’Association IRSAM a engagé une démarche structurante autour de la Vie Intime, Affective et Sexuelle (VIAS), pilotée par Annie TASSY, adjointe de direction en charge de la qualité. Cette initiative s’inscrit pleinement dans le cadre des obligations fixées par la Haute Autorité de Santé (HAS), notamment à travers la Recommandation de Bonnes Pratiques Professionnelles (RBPP) publiée en janvier 2025 : « Accompagner la VIAS des personnes en ESSMS ».

 

Une mobilisation institutionnelle forte

Dans la continuité de la note de cadrage validée par la Direction Générale, cette démarche vise à réaliser un état des lieux à l’échelle de l’ensemble des établissements et services de l’Association.

L’objectif est double :

Cette démarche traduit une volonté claire : faire de la VIAS un axe structurant de la qualité de l’accompagnement, en cohérence avec les droits fondamentaux des personnes accompagnées.

 

Un réseau de référents VIAS au cœur du dispositif

Notre association s’appuie aujourd’hui sur un réseau structuré de référents VIAS présents dans les ESMS, répartis sur l’ensemble des territoires (PACA, La Réunion, Rhône-Alpes).

Au total, plus de 40 référents VIAS ont été identifiés et mobilisés dans le cadre de cette démarche. Issus de métiers variés (éducateurs spécialisés, infirmiers, psychologues, cadres, AES…), ils incarnent l’approche interdisciplinaire nécessaire à cette thématique.

Leur implication a été essentielle dans la construction et la mise en œuvre de l’état des lieux.

 

Une méthodologie qualitative et participative

Plutôt qu’un simple recueil de données déclaratives, le choix a été fait d’une approche qualitative.

Un questionnaire, élaboré à partir des attendus de la RBPP, a servi de fil conducteur. Celui-ci a été administré à l’oral par Annie TASSY, lors de rencontres en présentiel ou en visioconférence avec les référents VIAS.

Ce parti pris a permis :

 

Les grandes thématiques explorées

Le questionnaire a permis d’interroger les pratiques autour de plusieurs axes clés :

Des questions spécifiques ont également été posées selon les types de structures (établissements pour adultes, enfants, services à domicile).

 

Une démarche au service des droits et de l’autodétermination

Au-delà de l’état des lieux, cette démarche s’inscrit dans une vision plus large : reconnaître la VIAS comme une dimension essentielle de la personne.

Elle engage les établissements à :

Elle invite également les professionnels à questionner leurs représentations et à renforcer leurs compétences sur un sujet à la fois sensible et fondamental.

 

Une dynamique en cours

Les analyses issues de cet état des lieux sont actuellement en cours de consolidation. Elles feront l’objet d’une restitution spécifique dans un prochain article, prévue en juin.

Cette première étape marque néanmoins une avancée importante : celle d’une mobilisation collective, structurée et engagée, au service d’un accompagnement toujours plus respectueux des droits, des besoins et des aspirations des personnes accompagnées.

 

L’intelligence artificielle prend une place croissante dans notre société et commence également à transformer certaines pratiques professionnelles. À l’Association IRSAM, nous souhaitons aborder ces outils avec prudence, curiosité et responsabilité, toujours au service de nos missions et des personnes que nous accompagnons.

Le COPIL IA IRSAM, constitué à ce jour de directions d’établissements et transverses (3S), poursuit ses travaux et franchit aujourd’hui plusieurs étapes importantes.

Des règles d’usage : « Les 10 commandements de IA à IRSAM »

Première étape structurante : le COPIL a élaboré des règles d’usage  de l’intelligence artificielle IRSAM, que nous avons volontairement appelée :

« Les 10 commandements de l’IA à IRSAM »

Ce document vise à donner un cadre simple, éthique et responsable pour l’utilisation de ces outils dans nos pratiques professionnelles.

Elle repose sur plusieurs principes essentiels :

Ces commandements s’inscrivent pleinement dans les valeurs de l’Association : respect, solidarité, équité et responsabilité.

Découvrez le document ci-après : https://www.irsam.fr/wp-content/uploads/2026/03/commandements-de-lIA-A3.jpg 

Lancement officiel des expérimentations IA à l’Association IRSAM

Le COPIL ouvre désormais une phase d’expérimentation des outils d’intelligence artificielle au sein de l’Association.

Les professionnels qui souhaitent tester un outil IA dans leur pratique peuvent proposer une expérimentation en remplissant un formulaire dédié.

Ce formulaire permettra notamment de préciser :

Cette démarche permettra au COPIL de mieux identifier les usages pertinents, accompagner les équipes, référencer des solutions et capitaliser sur les expériences menées dans les établissements.

👉 Le lien vers le formulaire est disponible ci-après : Demande d’expérimentation d’une solution d’IA

Partager les premières expérimentations

Plusieurs initiatives existent déjà dans différents ESMS IRSAM. Le COPIL a donc commencé un inventaire des premières expérimentations menées par les équipes.

L’objectif est de mettre en valeur ces initiatives et de partager les retours d’expérience afin d’inspirer d’autres professionnels.

Nous proposerons ainsi régulièrement un focus sur une expérimentation menée dans l’association.

Première initiative : une dynamique IA à l’IDV IRSAM Arc-en-Ciel (Marseille)

Au sein de l’Institut IRSAM Arc-en-Ciel, une dynamique particulièrement intéressante s’est développée autour de l’intelligence artificielle. Karine TIKHOMIROFF, transcriptrice,  s’est formée de manière approfondie à ces outils.  Passionnée par ces nouvelles technologies, elle accompagne les équipes en proposant des solutions concrètes d’usage de l’IA, adaptées aux besoins de l’établissement et aux enjeux de l’accompagnement des personnes déficientes visuelles.

Dans cette première communication, nous partageons quelques résultats et exemples d’applications développées au sein de l’institut, illustrant le potentiel de ces outils lorsqu’ils sont utilisés de manière réfléchie et encadrée.

Une démarche responsable

Le COPIL IA s’appuie sur les enquêtes diffusées auprès des professionnels de l’Association IRSAM fin 2025. Il en ressort des préoccupations relatives à l’impact environnemental et au risque sociétal des solutions d’IA.

Plusieurs répondants expriment une inquiétude face à la consommation énergétique de l’IA, particulièrement pour la génération d’images et de contenus visuels, perçus comme très coûteux pour la planète et appellent à une utilisation raisonnée, limitant les usages « non essentiels », et à une sensibilisation aux impacts environnementaux invisibilisés par l’engouement autour de l’IA. Ils alertent par ailleurs, sur le risque d’une perte de réflexion humaine, notamment chez les élèves ou les personnes accompagnées, si l’IA se substitue trop facilement au raisonnement.

Ces préoccupations seront prises en compte de manière permanente dans les travaux du COPIL IA.

 

En 2025, l’IRSAM a réalisé son premier BEGES (Bilan des Émissions de Gaz à Effet de Serre), sur la base des données d’activité 2024.

Cette démarche répond à l’obligation réglementaire applicable aux structures de plus de 500 salariés, avec une actualisation tous les 4 ans et la prise en compte des émissions directes et indirectes significatives. 

L’Association IRSAM a été accompagnée par le cabinet Eco Stratégie, certifié ABC (Association pour la transition Bas Carbone), garantissant la rigueur méthodologique et la conformité réglementaire du bilan. 

Le BEGES intègre : 

 

Restitué le 10 février 2026 au CODIR ESMS, ce travail a également donné lieu à un temps de sensibilisation aux enjeux climatiques et énergétiques, afin de replacer les résultats dans leur contexte global. 

 

Ce BEGES fait apparaître un total de 7 822 TeqCO₂ (Tonne équivalent CO₂) pour 2024. 

📊 Les principaux postes d’émissions sont : 

 

Les calculs reposent sur des données physiques (kWh, litres, kilomètres) complétées, si nécessaire, par des estimations financières conformément à la méthodologie réglementaire.

Les résultats sont disponibles par poste et par établissement. 

La restitution a ouvert un premier temps d’échange pour : 

 

Courant 2026, un Comité Bas Carbone sera créé afin de mobiliser sur nos différents territoires les acteurs volontaires.

Son rôle : passer du diagnostic à l’action !

 Retrouvez le rapport : 202602_Rapport final BEGES IRSAM.pdf 

1. Présentez-vous

Je m’appelle Alice RINEAU, je suis originaire de l’Anjou mais exilée dans le sud depuis plus de 4 ans maintenant.

Je suis chargée de communication à l’Association IRSAM depuis bientôt 2 ans. J’ai un master Management de Projets en Communication. J’ai eu l’occasion de travailler dans différents secteurs depuis mon diplôme : dans la santé (Inserm Transfert), en politique (Conseil Départemental de Maine-et-Loire auprès des élus de la majorité) et même dans une congrégation religieuse (Sœurs de Saint François d’Assise).

Mes missions à l’Association IRSAM sont assez variées, je suis au contact avec les directions des différents établissements en région PACA (Marseille, Nice, Avignon, Salon-de-Provence), la région Auvergne Rhône Alpes (Lyon) étant désormais gérée par une alternante. Je réponds aux différents besoins (graphisme, réseaux sociaux, relation presse, organisation d’événement comme IRSAM en Mouvement, mise à jour du site Internet, etc.). Je fais ce qu’on appelle de la communication à 360°.

2. Quelles sont vos relations avec les personnes accompagnées et/ ou avec les familles

J’ai la chance de pouvoir être de temps en temps sur le terrain et de passer du temps avec les personnes accompagnées. Par exemple, lors des jeux olympiques, j’ai accompagné les adultes IRSAM Les Nénuphars au vélodrome pour un match de football féminin. Ces moments sont précieux car ils permettent de remettre un coup de boost, on peut vite oublier le réel si on reste derrière son ordinateur. J’apprécie ces moments !

J’ai aussi pu suivre une formation en LSF ce qui me permet de pouvoir m’exprimer, un peu, quand je suis sur des établissements pour personnes déficientes auditives. C’est une chance mais je ne pratique pas suffisamment, à mon plus grand regret car la LSF est une langue passionnante.

3. Quelles sont vos priorités, vos envies, vos besoins ?

Depuis que je suis à l’Association IRSAM, je découvre un univers qui, je trouve, mérite d’être valorisé et cette valorisation passe par la sensibilisation et l’inclusion inversée. Aussi, une de mes envies pour cette année 2026 est d’ouvrir les portes du lieu historique de l’Association IRSAM, à Marseille, lors des journées du patrimoine. Ce lieu, perché dans les hauteurs du 7ème, voit passer tous les touristes et marcheurs qui montent vers la Bonne Mère mais personne ne sait ce qui se joue dans ces murs.

Par ailleurs, je suis actuellement une formation à la facilitation graphique : une méthode qui utilise le dessin pour rendre les idées, les processus ou les échanges plus clairs et plus accessibles. Le visuel a ce pouvoir de parler à tous, c’est un langage universel qui mérite d’être exploité davantage.

Le médico-social, un secteur en pleine évolution et souvent difficile à appréhender de l’extérieur, je suis convaincue que le visuel peut aider à expliquer les changements, les enjeux de ce secteur qui est en pleine transformation. Récemment, j’ai pu m’exercer lors d’une réunion qualité inter-établissements, et même si l’exercice n’était pas simple, les professionnels présents ont eu des retours positifs quant à cette méthode. Que ce soit pour synthétiser, restituer, expliquer, penser, le dessin permet de répondre à ces besoins. La facilitation graphique est aussi très bien pour favoriser l’intelligence dite collective. J’aimerais, à terme, utiliser davantage la facilitation pour favoriser cette émulsion collective notamment lors des réunions.

4. L’Association IRSAM, c’est quoi pour vous ?

L’Association IRSAM, c’est avant tout une institution née d’une volonté d’un homme, l’Abbé DASSY, de venir en aide au plus pauvres. Et près de 170 ans plus tard, cette institution est toujours là et continue de répondre à cet appel, avec ce même souci de mettre la personne accompagnée au centre. L’Association IRSAM n’oublie pas d’où elle vient et je trouve que c’est ce qui fait sa force.

5. Votre regard sur le handicap, la fragilité…

J’ai toujours été sensible au handicap, d’aussi loin que je me souvienne. J’y ai toujours été un peu confrontée, je me souviens que petite, je suis tombée en amour des personnes trisomiques qui ont beaucoup à nous apprendre sur la simplicité. Mais finalement, j’étais plutôt ignorante sur le handicap visuel et auditif. Je découvre un nouveau pan du handicap et je trouve cela passionnant, enrichissant. La manière d’aborder le quotidien change. Par exemple, je me rends compte qu’être déficient visuel à Marseille ne doit pas être évident entre les scooters et voitures garés sur les trottoirs, les nombreuses crottes de chien non ramassées, les travaux, etc. Je trouve que le handicap nous sort de notre confort de personne valide et nous bouscule un peu et ce n’est pas plus mal sinon on fait du sur-place. Je suis heureuse qu’on parle de plus en plus du handicap.

6. Une anecdote ?

Avant d’arriver à l’Association IRSAM, je m’étais posée la question d’une reconversion professionnelle en tant qu’éducatrice spécialisée. Et finalement, je me suis dit que j’allais rester dans la communication et mettre mes compétences au service d’une cause qui me parle. Deux mois après je posais mes valises à Marseille pour débuter ma mission à l’Association IRSAM. Il n’y a pas de hasard…

Notre association a participé avec enthousiasme aux concertations départementales organisées par l’Agence Régionale de Santé PACA et le CREAI PACA et Corse le 11 mars 2026 à Marseille. Ces travaux s’inscrivent dans le cadre de la feuille de route nationale visant à transformer l’offre médico-sociale, en passant d’une logique de places à une logique d’offre, centrée sur les attentes et les besoins réels des personnes concernées.

Une démarche collective pour une offre plus inclusive

Cette journée de concertation, qui a réuni près de 3000 répondants à un questionnaire préalable, a permis de croiser les regards des personnes en situation de handicap, des proches aidants, des institutions, et des acteurs du droit commun. Les échanges ont porté sur des thématiques essentielles : scolarité inclusive, emploi, vie sociale, habitat, et santé. L’objectif était de construire une vision partagée des besoins, des ressources disponibles, et des leviers d’évolution pour améliorer les services et les actions menées sur le territoire.

Pour IRSAM, cette participation était une évidence. Deux directions de l’association ont représenté l’Association IRSAM :

Des échanges riches et porteurs d’espoir

Cette concertation a été l’occasion de mettre en lumière l’expertise IRSAM dans l’accompagnement des personnes déficientes sensorielles (auditive et/ou visuelle) avec ou sans handicaps associés, et de contribuer activement à la réflexion collective. Les retours des participantes ont été unanimes : ces temps d’échange sont essentiels pour faire entendre la voix des personnes concernées et co-construire des solutions adaptées.

« Il s’agissait pour moi de porter la parole des personnes accompagnées et de leur famille mais aussi des gestionnaires d’établissements, nous identifions aujourd’hui les freins de nos organisations et de la logique administrative mais aussi les leviers potentiels. La logique de place se transforme en logique de parcours mais pour cela nous devons dynamiser nos organisations et rendre nos accompagnements plus souples en laissant place à de la coordination, c’est le défi qui nous attend en tant que professionnels. »
Julie GIRAUD

« Les ESMS ont en effet une place essentielle à jouer pour permettre à chaque personne de vivre la vie qu’il a choisie, sans jugement ni déterminisme. Pour cela, l’expertise des professionnels doit être mise au service des lieux de vie des personnes : à domicile, à l’école mais également des centres de loisir, des lieux culturels et des entreprises. Cette concertation nous a permis aussi de percevoir les multiples solutions et dispositifs existants mais qu’il était difficile de s’y retrouver tant pour les professionnels que les personnes accompagnées. »
Flora PEUGEOT

Vers une offre médico-sociale repensée

La transformation de l’offre est un projet de société qui ne peut se construire sans l’implication de tous les acteurs, y compris ceux du droit commun. IRSAM réaffirme son engagement à œuvrer pour une société plus inclusive, où chaque personne en situation de handicap peut accéder à une scolarité, un emploi, un logement, et une vie sociale adaptés à ses besoins.

Nous remercions l’ARS PACA et le CREAI PACA Corse pour l’organisation de cette journée, et nous nous réjouissons de poursuivre ensemble cette dynamique sur les autres territoires de la région.

Pour en savoir plus :

 

La Communication Alternative et Améliorée (CAA) est une approche essentielle qui soutient les personnes ayant des difficultés de communication à s’exprimer et à participer pleinement à la société. Elle englobe une gamme de stratégies et d’outils qui remplacent ou améliorent le langage oral, garantissant que chacun, indépendamment de ses capacités de communication, puisse participer à des interactions significatives. Dans le secteur médico-social, la CAA n’est pas seulement une option, mais une obligation légale et éthique, imposée par diverses lois et réglementations qui soulignent l’égalité, la participation et l’inclusion.

 Les Bienfaits de la CAA

La mise en œuvre de la CAA a des avantages profonds pour les individus, leurs familles et la société dans son ensemble :

Intégration de la CAA dans les Établissements Médico-Sociaux

Pour intégrer efficacement la CAA dans les établissements médico-sociaux, plusieurs étapes clés doivent être suivies :

  1. Intégration Stratégique : La CAA doit être intégrée dans la stratégie globale de l’établissement, du service ou du dispositif, y compris dans les projets et les plans personnalisés. Cela garantit que la CAA n’est pas une réflexion après coup, mais un composant central des services fournis.
  2. Évaluation des Besoins : Réaliser une évaluation approfondie des besoins en communication des individus. Cela implique d’identifier les outils et stratégies spécifiques qui soutiendront au mieux les besoins uniques de chaque personne.
  3. Formation et Soutien : Fournir une formation complète et un soutien continu aux professionnels et aux familles. Cela garantit que tous ceux qui sont impliqués dans les soins et le soutien des individus disposent des connaissances et des compétences nécessaires pour mettre en œuvre la CAA efficacement.
  4. Évaluation et Ajustement : Évaluer et ajuster continuellement les pratiques de CAA en fonction des retours et des besoins évolutifs. Ce processus itératif garantit que l’approche reste pertinente et efficace au fil du temps.

Mobilisation des Ressources et de l’Expertise

La mise en œuvre réussie de la CAA repose sur la mobilisation d’une gamme de ressources et d’expertises :

Auto-évaluation et Amélioration Continue

Les outils d’auto-évaluation jouent un rôle vital dans l’évaluation de l’efficacité des pratiques de CAA :

L’intégration de la Communication Alternative et Améliorée (CAA) dans les services médico-sociaux est une étape incontournable pour garantir que toutes les personnes, indépendamment de leurs capacités de communication, puissent mener une vie épanouie et la plus autonome possible.

En intégrant stratégiquement la CAA dans les projets de nos ESMS, en mobilisant les ressources et l’expertise nécessaires, et en s’engageant dans une amélioration continue, l’Association IRSAM permettra d’améliorer significativement la vie de ceux qu’elles accompagnent.

Adopter la CAA ne se limite pas à se conformer aux exigences légales ; il s’agit de promouvoir une culture d’inclusion, d’autodétermination et de respect de la dignité et des droits de chaque personne que nous accompagnons.

 

Retrouvez le guide de l’ANAP, publié en février 2026 & proposant une approche globale et opérationnelle de la CAA, adaptée à tous les profils d’ESMS accompagnant des personnes âgées et en situation de handicap. Il présente les principes fondamentaux et détaille les étapes concrètes de mise en œuvre dans votre structure. 

https://www.irsam.fr/wp-content/uploads/2026/03/1.-Guide_Communication-Alternative-et-Amelioree.pdf

Dans le cadre du projet européen Erasmus+ CODE (Compétences, Outils, Digitalisation, Éducation), Romain HAROUIMI, responsable du contrôle de gestion à IRSAM 3S, est engagé depuis deux ans aux côtés de partenaires issus d’associations européennes.
 
Lees partenaires du projet CODE lancent une enquête intitulée « Défis d’accès à l’emploi rencontrés par les personnes en situation de handicap ».
 
Ce questionnaire comporte une vingtaine de questions et ne prend que quelques minutes à compléter.
 
Les réponses permettront de mieux identifier les difficultés d’accès à l’emploi, afin de développer des solutions et des pratiques plus inclusives à l’échelle européenne.
 
🙏 Merci par avance pour votre participation et pour le partage de ce questionnaire auprès de vos réseaux :
 
🔗 Lien vers le questionnaire : https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSeQv2LVaZaReXE5dE2FFRLjn2B8dxOW147KUR4FbDIr_tPaAg/viewform?usp=header
 
Aller au contenu principal