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Ensemble, favorisons l'autonomie

Depuis plusieurs mois, la bâtisse reprise par l’Association IRSAM se transforme progressivement pour devenir un tiers-lieu inclusif, vivant et ouvert sur son territoire.

En juillet, un point d’étape des travaux a eu lieu : les espaces prennent forme, les équipes sont mobilisées, l’enthousiasme est au rendez-vous… l’ouverture est prévue pour mars 2026 !

Ce futur lieu unique accueillera :
✅Un habitat inclusif, favorisant autonomie et vie partagée
✅Le Répit de Notre-Dame, lieu de restauration qui proposera un emploi durable à des personnes en situation de handicap et un lieu de convivialité
✅Une salle avec possibilité de la louer pour vos séminaires d’entreprise

La Villa Saint Louis incarne un lieu ambitieux où touristes, habitants du quartier et personnes en situation de handicap pourront se côtoyer, se rencontrer et créer du lien.

En savoir plus sur le projet :

Le projet IRSAM Villa Saint Louis – Habitat inclusif et entreprise adaptée – sur Marseille – IRSAM

Le Projet IRSAM Villa Saint Louis avance ! – IRSAM

Ce projet s’inscrit dans l’axe « Du vent dans les voiles » de notre projet associatif. 

La toute première édition lyonnaise d’IRSAM en Mouvement a eu lieu le 17 juin… et quelle journée ! Sous un beau soleil, près de 200 personnes se sont retrouvées pour vivre un moment fort en inclusion, en rencontres humaines et en sourires partagés.

➡️ La matinée s’est déroulée à UFR STAPS Lyon 1 pour un temps de sensibilisation au handicap sensoriel. Merci pour l’accueil et merci à Olivier Nier pour sa confiance.
Les collaborateurs des entreprises partenaires ont pu échanger autour de la déficience auditive et de la déficience visuelle.
Merci à Patricia Gaborit, interprète LSF et Nathalie, orthophoniste, pour la sensibilisation à la déficience auditive.
Merci à Christophe KEDZIA et Léane Pinel pour la sensibilisation à la déficience visuelle.

➡️ L’après-midi tout le monde s’est retrouvé au Parc de la Tête d’Or pour un moment festif, convivial et inclusif, ponctué d’activités :

– Cécifoot,

– torball, 

– chamboule-tout,

– lancer de javelot,
ou encore un tour du parc à pied ou en rosalie !

Merci aux entreprises présentes – France Télévisions, XPO, Ellisphere, AXA, Equans France – pour leur mobilisation et leur enthousiasme.

Un immense bravo aux équipes IRSAM, à notre partenaire Les entreprises pour la Cité, et à toutes les personnes qui ont œuvré depuis des mois pour faire de cette première édition une réussite.

Et un grand merci aux bénévoles : les familles, les professionnels IRSAM, et les jeunes engagés d’Unis-Cité.
Vous avez été au cœur de la dynamique et de la réussite de cette journée.

Et pour finir, merci à Anne Gentilleau d’avoir immortalisé ce moment !

 

On en parle : Lyon 6e Arrondissement. Une journée d’inclusion pour les sourds et aveugles au parc de la Tête d’or

 

 

Taxe d’apprentissage 2025 : soutenez les établissements de l’Association IRSAM

Chaque année, les entreprises ont la possibilité de donner du sens à leur taxe d’apprentissage. C’est l’occasion de soutenir des structures engagées dans l’accompagnement, la formation et l’insertion professionnelle des jeunes. En choisissant IRSAM, vous contribuez concrètement à l’éducation et à l’autonomie de personnes en situation de handicap sensoriel, avec ou sans troubles associés.

Qu’est-ce que la taxe d’apprentissage ?

La taxe d’apprentissage est une contribution obligatoire que les entreprises françaises doivent verser pour participer au financement de l’apprentissage et des formations technologiques et professionnelles.
Elle représente 0,68 % de la masse salariale brute annuelle.

C’est le seul impôt pour lequel les entreprises peuvent choisir les bénéficiaires. Ce choix permet de soutenir directement des projets éducatifs et pédagogiques porteurs de sens.

Qui est concerné ?

Toutes les entreprises employant au moins un salarié et soumises à l’impôt sur les sociétés ou sur le revenu sont concernées par la taxe d’apprentissage.

Comment verser la taxe d’apprentissage en 2025 ?

Depuis 2023, le processus a évolué. Le versement de la taxe d’apprentissage se fait désormais via la plateforme en ligne SOLTéA, gérée par la Caisse des Dépôts.

Calendrier 2025

Étapes à suivre

  1. Connectez-vous à www.soltea.gouv.fr avec vos identifiants Net-Entreprises.
  2. Recherchez un établissement de l’Association IRSAM par son nom, son code UAI ou son numéro SIRET.
  3. Attribuez tout ou partie de votre solde de taxe d’apprentissage à l’établissement sélectionné.

Pourquoi choisir l’Association IRSAM ?

En versant votre taxe d’apprentissage à IRSAM, vous soutenez :

Votre soutien est essentiel pour continuer à proposer un accompagnement de qualité et faire évoluer nos pratiques pédagogiques.

 

Liste des codes UAI :
IRSAM La Ressource (Institut pour Déficients sensoriels) : 9740450W (La Réunion)
IRSAM Les Primevères (Institut pour Déficients Visuels) : 0692659R (Lyon)
IRSAM IRS de Provence (Institut pour Déficients Auditifs)  : 0131688P ou 0131429H (Marseille)
IRSAM Arc-en-Ciel (Institut pour Déficients Visuels) : 0131443Y ( Marseille)

 

Cette action s’inscrit dans l’axe « Hissez les Couleurs » du projet associatif CAP ASSO pour développer la recherche de fonds IRSAM. 

 

Lancement de la Démarche A+ Autorégulation au sein du Collège Paul d’Aubarède de Saint-Genis-Laval !

La Démarche d’Autorégulation Collège, portée par Association IRSAM prend peu à peu son essor auprès de l’ensemble de la communauté éducative et pédagogique du collège.
Suite à l’appel à projet lancé en novembre 2024 par l’ARS Auvergne-Rhône-Alpes en lien avec le cahier des charges de la Délégation interministérielle pour les troubles du neurodéveloppement (DI-TND) « Autorégulation au collège » le pôle enfant IRSAM Lyon a présenté sa candidature et a été retenu pour piloter une Démarche d’AutoRégulation Collège (ARC).

L’équipe IRSAM, dont le recrutement vient d’être finalisé, est constituée de professionnelles spécialisées dans les troubles du neurodéveloppement (TND) : éducatrices spécialisées, ergothérapeute, psychologue,

Ainsi qu’une enseignante mise à disposition par l’Éducation Nationale.

🎯Un projet au service de l’inclusion :
À partir de janvier 2025, 4 élèves du collège bénéficiant d’une notification d’orientation sur la démarche d’auto régulation sont accompagnés pour une évaluation précise de leurs besoins. Ce sont 4 nouveaux élèves qui feront leur rentrée en septembre 2025, pour une monté en charge progressive afin d’atteindre 10 élèves à l’année scolaire 2026-2027.

Deux objectifs prioritaires sont fixés à court terme :
🔹 Soutenir leur maintien dans les apprentissages grâce à un accompagnement adapté basé sur les principes de l’autorégulation
🔹 Offrir un espace ressource aux enseignants pour soutenir la prise en charge d’élèves à besoins particuliers.

La pierre angulaire de cette démarche repose sur une collaboration inédite et renforcée entre l’équipe pluridisciplinaire IRSAM et la communauté éducative du collège Paul d’Aubarède : enseignants, AESH, personnel administratif, infirmière, assistante sociale…

 

🎯Un partenariat dynamique pour une école plus inclusive :
Cette initiative marque un tournant dans la coopération entre l’Éducation Nationale et le secteur associatif médico-social. Elle porte la volonté d’une école inclusive, où chacun sera en mesure de trouver sa place, et d’apprendre à son rythme.

Ainsi, l’ambition portée ne se limite pas à l’accompagnement des jeunes orientés, mais vise un bénéfice pour l’ensemble des élèves de l’établissement, afin qu’il devienne : Collège d’Autorégulation.

 

Cette action s’inscrit dans l’axe « Servir les voyageurs » du projet CAP ASSO IRSAM 2023-2028. 

 

Dans le cadre de son engagement en faveur de l’inclusion et de l’éducation des jeunes en situation de handicap, et tout particulièrement d’enfants déficients visuels, l’Association IRSAM, représentée par son Président, Ambroise ARNAUD et son Directeur Général, Philippe PILLON, s’est rendue à Madagascar pour une visite de l’école EPHATA à Fianarantsoa. Cette visite s’est déroulée en présence de Sœur Chantal, nouvelle Supérieure de la Congrégation des Sœurs de Marie Immaculée (Congrégation à l’origine de l’Association IRSAM), fondatrice de cette école en 2002, à la demande de l’évêque du lieu. 

Madagascar est le 4ème pays le plus pauvre au monde avec d’importantes difficultés sociales et économiques. C’est une immense île présentant de nombreux contrastes. Il était important pour la gouvernance IRSAM d’aller découvrir ce pays et plus particulièrement l’école EPHATA. Cette école est implantée dans la ville de Fianarantsoa, où 53 congrégations religieuses très diversifiées sont présentes et portent pour la majorité les projets du secteur social et médico-social. 

Sœur Chantal RUPPERT a passé 23 ans à Madagascar et est à l’origine de la mise en œuvre du projet. « A ce jour, l’école EPHATA est dans une phase d’ouverture vers l’extérieur, avec des enfants en inclusion à partir du secondaire dans des collèges. L’équipe d’EPHATA développe de nombreuses stratégies pour les faire sortir de l’établissement avec un débouché professionnel afin que les jeunes puissent ensuite s’installer dans leur environnement familial. Par exemple, un jeune a appris à fabriquer des savons pour ensuite les vendre sur les marchés. D’autres jeunes s’orientent vers des élevages de poulets ou de porcs.  EPHATA leur installe un poulailler dans la maison familiale de façon à donner une activité économique et soutenir au mieux les besoins de la famille. EPHATA cherche à sensibiliser et à rencontrer les pouvoirs publics de Madagascar, avec une volonté d’orientation et d’accompagnement dans l’insertion professionnelle des jeunes accompagnés. »

L’Etat ne participe pas à la prise en charge du social. Le budget annuel d’EPHATA provient des dons et des parrainages. Le centre recherche des bailleurs pour le financement de ses projets. L’Association IRSAM, sur ses fonds propres, apporte son soutien en tant que mécène. Les démarches de recherche de fonds et de parrainage demandent beaucoup d’énergie pour étendre leur réseau.

Après une grande traversée vers le sud de l’île pour se rendre sur place, découvrant de vastes plateaux très fertiles avec des paysages de rizières, Ambroise ARNAUD et Philippe PILLON sont arrivés à Fianarantsoa. Ils ont rencontré les enfants du Centre EPHATA, atteints de cécité pour une grande partie à cause de la malnutrition. « Cette visite a été l’occasion d’échanger avec les équipes pédagogiques et les élèves, de découvrir les initiatives mises en place pour améliorer l’accompagnement de ces jeunes et d’envisager des perspectives de vie en autonomie pour eux. Nous avons été particulièrement touchés par la joie des enfants et des professionnels, malgré le peu de moyens existants et des conditions de vie très précaires : absence d’eau chaude, vaisselle et lessive faites à la main, nourriture à base de riz simple, de nombreux déplacements à pied… » nous confient Ambroise ARNAUD et Philippe PILLON.

Un temps fort de partage qui illustre l’engagement IRSAM à accompagner et soutenir des projets porteurs de sens et d’inclusion.

EPHATA reçoit à ce jour 53 bénéficiaires de 5 ans à 20 ans, voire plus, porteurs d’une déficience visuelle sévère et certains avec des troubles associés. Aujourd’hui, ce sont trois sœurs de la Congrégation des Sœurs de Marie Immaculée qui sont pleinement engagées au sein de cette école, aux côtés de 29 salariés. Ils œuvrent ensemble et quotidiennement pour offrir un cadre éducatif et bienveillant aux enfants. L’école a une forte activité avec une fermeture uniquement pendant 15 jours à Pâques, 15 jours à Noël et 2 mois l’été. Les enfants sont présents du lundi au dimanche, peu d’enfants rentrent chez eux les week-ends. En effet, les déplacements sur Madagascar sont extrêmement longs (12 à 13h de trajet entre Antananarivo et Fianarantsoa pour faire 450kms). 

L’année prochaine, EPHATA, qui signifie « Ouvre-toi » fêtera ses 25 ans d’implantation. 

L’Association IRSAM souhaitant apporter son expertise au bénéfice des enfants en situation de handicap aimerait renforcer les liens entre l’école EPHATA et ses établissements spécialisés dans la déficience visuelle. Cela pourrait être par exemple, en imaginant une collaboration avec le groupe de musique marseillais Les Lunettes Noires de l’Institut pour Déficients Visuels IRSAM Arc-en-Ciel. Des passerelles pourraient également être pensées avec les instituts IRSAM Les Primevères à Lyon et IRSAM La Ressource à La Réunion, afin d’échanger des savoir-faire et enrichir les pratiques pédagogiques. Des liens pourraient encore être créés dans des groupes de classes pour lancer des projets de correspondance, de jumelage, et ainsi proposer une ouverture aux jeunes accompagnés. L’idée est également de rechercher des professionnels IRSAM pour accompagner cette école. Le renforcement des compétences dans certains domaines serait nécessaire. Les professionnels ont besoin de développer des savoir-faire pour pouvoir mieux accompagner les jeunes en situation de handicap. 

Il y a déjà eu dans le passé des liens noués, notamment avec IRSAM La Ressource grâce à des enseignants qui sont intervenus à EPHATA, sur leur temps personnel.

Dans cette dynamique de coopération, découvrez le projet du SAMSAH DV IRSAM Pétrel :

Cap sur Madagascar : un projet de solidarité et d’échanges – IRSAM s’inscrit comme une initiative essentielle pour accompagner les personnes en situation de handicap visuel et favoriser leur autonomie. Ce projet illustre l’engagement IRSAM pour le partage d’expertise et la mise en place d’actions concrètes en faveur des publics concernés.

Une belle dynamique de solidarité que l’Association IRSAM souhaite poursuivre…

Pour en savoir plus sur EPHATA : www.centreecarephata.com

 

 

 

 

 

Présentation générale 

Je m’appelle Sylvain FROMENT, autodidacte dans l’apprentissage, éloigné du chemin scolaire. Anciennement dans l’armée, pour ensuite partir dans la sécurité privée, en exerçant aux quatre coins de la France. Après avoir beaucoup bougé, j’ai senti qu’il fallait que je me pose et mettre du sens dans mon quotidien. C’est ainsi que j’ai rejoint le secteur du médico-social.  

J’ai rencontré l’Association IRSAM lors du Forum des Métiers en 2024, organisé dans le cadre de ma formation de moniteur-éducateur au sein de mon école de formation ainsi que j’ai pu rejoindre l’établissent IRSAM, Villa Apraxine en tant que stagiaire afin de valider ma formation de moniteur éducateur. 

Quel est votre métier et quelles sont vos missions ? 

J’accompagne les adultes de l’établissement du réveil au couché, dans leurs habitudes, leurs besoins. La personne est vraiment au cœur de mon accompagnement, parfois il faut être davantage présent par la guidance verbale ou physique, au cœur de cette réalité ou l’accompagnement diffère chaque jour, rien n’est totalement défini : il n’y a pas de formule magique lorsqu’on travaille avec l’humain. Lorsque les profils sont complexes, il faut passer le relais. Il y a une réelle pluridisciplinarité au sein de l’établissement, c’est précieux pour la complémentarité. 

Quelle relation avec les résidents ? 

La relation que j’entretiens avec les adultes accompagnés est authentique, car elle s’inscrit dans leur réalité, dans leur quotidien. Par exemple, l’un des résidents est passionné par Yu-Gi-Oh. En lui achetant un pyjama à l’effigie de son univers préféré, le moment du coucher devient tout de suite plus simple à vivre, du fait de notre savoir être, savoir-faire en faisant avec eux à leur rythme. Être à l’écoute de ce qu’ils expriment, mais aussi de leur monde intérieur, de leur cocon, c’est pour moi fondamental. 

Quelles sont vos priorités aujourd’hui ? 

Aujourd’hui, mes priorités sont de valider ma formation et de développer des projets avec les résidents. J’ai une véritable envie de m’ancrer dans la structure, de me former, de progresser. Je me vois un peu comme une pièce à façonner. Je me laisse guider par l’expérience et l’équipe, tout en gardant de l’ambition. J’ai plein d’idées, notamment celle d’adapter les chambres à l’univers de chacun, pour que chaque personne puisse vraiment s’y sentir chez elle, dans un environnement qui suit leurs univers personnel . 

Une anecdote ? 

Une anecdote que je trouve cocasse et qui montre aussi le fait de travailler la frustration de manière provoquée. Julia a un autisme sévère et elle décompense jusqu’à pouvoir se faire du mal. Au moment de se mettre en tenue pour dormir il faut que ce soit le maillot qui correspond au coucher. En la faisant compter jusqu’à 100 (et c’est très long), elle accepte de mettre une autre tenue pour dormir. Ce sont des petites victoires comme celles-ci qui nous montrent que tout est possible, même dans les situations les plus sensibles, en travaillant un peu avec la frustration et l’imprévu en s’adaptant au mieux pour la personne accompagnée. 

L’association IRSAM annonce son indice d’égalité Femmes / Hommes pour 2024 : 86/100

Le 11 février, la loi 2005 voyait le jour, marquant une avancée majeure pour les droits des personnes en situation de handicap. Ce texte fondateur repose sur des principes essentiels :
– L’égalité des droits et des chances
– Une participation pleine et entière à la vie citoyenne
– La lutte contre toutes formes de discrimination
– La reconnaissance du rôle fondamental des aidants

🎙️ Un temps d’échange aux Pennes-Mirabeau
À l’occasion de cet anniversaire, Interparcours 13 a réuni ses membres, professionnels, personnes accompagnées, aidant et partenaires pour une réflexion collective sur l’impact et les perspectives de cette loi.
La cérémonie a été introduite par Auguste de Luca et Vincent Sgaglione, présidents du Mouvement Interparcours Handicap 13.
Mme Caroline Ageron, Directrice de la délégation des Bouches-du-Rhône de l’ARS PACA, a exprimé la volonté de développer des Unités d’Enseignement, en évoquant notamment l’ouverture récente d’une UE en école primaire à Salon-de-Provence.
Mme Virginie Averous, sous-préfète et référente handicap depuis 2023, a souligné l’importance de cet anniversaire et du bilan partagé avec les institutions et partenaires.
M. Michel Amiel, maire des Pennes-Mirabeau, a rappelé que la définition du handicap n’est pas aussi simple…

👥 L’engagement de l’association IRSAM
L’institut IRSAM IRS de Provence était représenté par sa direction et ses chefs de service ainsi que l’établissement IRSAM Les Nénuphars avec la présence de Quentin et Jean-Louis, adultes accompagnés par deux professionnels.

L’après-midi a été rythmé par des échanges en tables rondes, animés par trois professionnels IRSAM. Un temps d’échange constructif qui a enrichi les réflexions et renforcé l’engagement collectif en faveur d’une société plus inclusive.

🚀 Une réflexion de fond sur les parcours de vie
Cette journée marque le lancement d’un travail sur quatre mois, visant à approfondir les axes d’amélioration pour un accompagnement toujours plus adapté aux besoins des personnes en situation de handicap.

Ensemble, continuons à faire vivre l’esprit de la loi de 2005 pour une société toujours plus accessible, solidaire et inclusive !

Pouvez-vous vous présenter ?

Je m’appelle Thierry WATERLOOS, je suis directeur depuis novembre 2022 au sein du complexe Villa Apraxine et travaille au sein de l’Association IRSAM depuis 2020. 

A la suite d’un parcours universitaire fructueux, tant sur le contenu que les expériences associées, j’ai travaillé et évolué au sein d’une association favorisation la pratique sportive pour les personnes en situation de handicap mental et/ou atteintes de troubles psychiques. J’ai eu la chance de pouvoir obtenir mon CAFERUIS au sein de cette dernière et m’orienter vers un nouveau projet professionnel. J’avais connu l’Association IRSAM et les personnes qu’elle accompagne à travers mon expérience professionnelle, j’étais ravi de pouvoir y postuler et la rejoindre en juin 2020. 

Quel est votre métier ?

Au-delà de la mission de directeur et des missions de pilotage de l’établissement qui y sont afférentes, l’important est que l’on puisse accompagner les personnes de la meilleure des façons possibles à travers les valeurs de l’Association. Aujourd’hui, il me semble primordial de pouvoir amener les différentes personnes intervenant auprès de la personne que l’on accompagne à un parcours dynamique pour cette dernière en favorisant son autodétermination et le respect de ses droits.

J’ai la chance de pouvoir voir, au-delà des personnes accompagnées, leurs représentants l​égaux et les professionnels et intervenants sur le complexe, travailler avec un ensemble de partenaires qui offre une multitude de possibilités pour tous. 

Quel est votre rôle au milieu des autres métiers ? Quelles complémentarités ?

Ce n’est pas la question la plus facile à laquelle répondre parce que finalement notre rôle va être défini dans l’environnement dans lequel ont interagit. Je reste persuadé que l’ensemble des professionnels est complémentaire dans notre action d’accompagnement. C’est vraiment un défi : que chacun puisse contribuer à l’accompagnement de la personne en fonction de sa mission et de son rôle. Finalement, c’est amener l’ensemble des professionnels à interagir ensemble pour l’accompagnement de la personne.

Quelles sont vos relations avec les adultes accompagnés et les familles ?

J’ai chance de travailler sur un établissement à échelle humaine qui permet de pouvoir avoir de la proximité avec les personnes. Les adultes accompagnés ont une place particulière car l’identification de leur besoin permet d’organiser leur accompagnement. L’idée est que l’on puisse favoriser au maximum leur bien-être et les espaces d’échange. 

Les familles peuvent également se saisir des espaces qui leurs sont alloués s’ils en expriment le besoin. De mon point de vue, de plus en plus d’espaces (Conseil de la Vie Social CVS, formations, groupe de travail…) leur sont possibles et ils peuvent vraiment venir s’exprimer et participer à la vie de la structure. 

Quelles sont vos priorités ?

Ma priorité est de pouvoir poursuivre mon engagement pour l’évolution du complexe afin de répondre aux différents besoins et notamment des nouveaux identifiés. Cela passe inévitablement par le développement de partenariats, de nouvelles modalités d’accompagnement et de l’évolution du site. Je souhaite qu’on continue notre volonté de placer la personne au centre de son accompagnement pour lui offrir le maximum de possibilités inclusives. On a également la chance d’avoir des professionnels force de propositions et investis sur notre site, il est important aussi de les accompagner dans leurs projets.

L’Association IRSAM, c’est quoi pour vous ?

Elle représente une implication importante pour l’accompagnement des personnes en situation de handicap sensoriel à travers les missions et les valeurs qu’elle défend. C’est une association qui est dynamique et qui je pense, permet à chacun que ce soit les personnes accompagnées, les représentants légaux ou professionnels de trouver sa place et de pouvoir évoluer. On a la chance de pouvoir grandir au sein de cette association qui est présente sur différents territoires et de pouvoir s’y impliquer.  

Quel regard portez-vous sur le handicap ?

J’essaie de porter un regard comme un tout un chacun lorsqu’il y a des situations de vie qui le nécessite. 

Il me semble que nous avons trop tendance à penser ou à prendre des décisions sans eux, surtout lorsque cela les concerne. Or malgré leur handicap, il me semble nécessaire et important qu’il soit considéré et non pas réduit à leur handicap.

La société ne va pas assez vite dans le sens de l’inclusion ou de la participation. Il manque également une graduation importante dans la réponse que l’on donne en fonction des besoins. Il est important de pouvoir penser les conditions de la participation de chacun dans la société. Donc, oui, cela évolue mais ça reste certaines fois « trop » médiatique sans que le fond puisse toujours réellement bouger…

Une anecdote ?

On a la chance de pouvoir vivre des anecdotes quasiment chaque jour grâce à la proximité du site. Nous venons travailler chez eux chaque jour et voyons leur évolution mais également tous leurs moments de vie.

Je suis très reconnaissant de pouvoir vivre ces moments et les accompagner dans leur projet de vie. 

Sous l’impulsion de Christophe KEDZIA et Myriam COSTA, l’équipe de l’Association IRSAM continue de s’investir activement dans le projet européen CODE.

Ce projet, mené en partenariat avec huit associations européennes, vise à rendre les services financiers accessibles aux personnes en situation de handicap. Il s’agit de concevoir des outils concrets tels qu’une plateforme d’apprentissage en ligne et une application mobile de gestion financière, afin d’aider chacun à acquérir des compétences utiles et à gérer ses finances de manière autonome.

En tant qu’experte dans l’accompagnement des personnes handicapées, l’Association IRSAM contribue à l’un des cinq modules pédagogiques proposés dans le cadre de ce projet. Ce module, développé en collaboration avec les partenaires, aborde des aspects clés de l’éducation financière, avec une attention particulière portée à l’accessibilité des contenus.

Le projet est actuellement dans une phase cruciale : la finalisation des contenus éducatifs et la préparation de la plateforme en ligne. L’Association IRSAM met à profit son expertise pour concevoir des contenus adaptés aux besoins spécifiques des personnes en situation de handicap, tout en surmontant les défis liés à leur accessibilité.

Dans les mois à venir, l’Association IRSAM concentrera ses efforts sur la création de visuels et de diapositives pour le module dont il est responsable. L’objectif est de garantir que ces supports soient clairs, pédagogiques et accessibles à tous. Cette étape est essentielle pour s’assurer que chaque utilisateur puisse bénéficier pleinement des outils mis à disposition.

Avec cet engagement continu, l’Association IRSAM confirme son rôle dans des projets européens visant à favoriser l’inclusion et l’accessibilité. Ces initiatives permettent de bâtir un avenir où les personnes en situation de handicap auront un meilleur accès aux services financiers dont elles ont besoin.

Pour en savoir plus sur le projet et suivre ses avancées, connectez-vous sur notre page LinkedIn

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