C’est une belle nouvelle pour l’association : l’IRSAM fait partie des structures retenues par l’Agence du Numérique en Santé (ANS) dans le cadre de son appel à projets national dédié à la cybersécurité des établissements et services médico-sociaux. Objectif : mieux protéger, sur les 8 prochains mois, les données des personnes accompagnées et le quotidien numérique des professionnels.
Pourquoi un appel à projets sur la cybersécurité ?
Dossiers médicaux informatisés, logiciels de suivi des parcours, échanges par messagerie sécurisée… comme partout ailleurs, le numérique a pris une place centrale dans l’accompagnement des personnes en situation de handicap. Cette place grandissante s’accompagne d’un revers : les établissements et services médico-sociaux (ESSMS) sont devenus des cibles pour les cyberattaques, au même titre que les hôpitaux.
Pour aider le secteur à se protéger, l’ANS a lancé un appel à projets national permettant aux structures de candidater sur trois « parcours », selon leur niveau de maturité numérique déjà atteint. L’Association IRSAM s’est positionnée sur le Parcours 3, une phase exploratoire de 8 mois (un « POC », pour proof of concept) réservée aux structures déjà engagées dans une démarche de sécurisation — ce que confirmait notre auto-diagnostique interne, réalisé en janvier 2026.
Un projet porté par et pour l’ensemble de l’association
Les 25 établissements et services IRSAM, répartis en région PACA, en Auvergne-Rhône-Alpes et à La Réunion, sont concernés par cette démarche. Le projet est piloté conjointement par Nadège Vanneste, Directrice des Services de l’Information et de l’Organisation, et Antoine Prisset, Responsable de la Sécurité des Systèmes d’Information, sous le parrainage du Directeur Général Philippe Pillon.
« La cybersécurité, ce n’est pas un projet informatique. C’est une décision de direction. Je m’engage à la porter, à la financer, et à l’inscrire dans la durée de notre projet associatif. »
— Philippe Pillon, Directeur Général de l’IRSAM
« Sécuriser nos systèmes d’information, c’est sécuriser le quotidien de nos professionnels et la qualité de l’accompagnement de nos usagers. »
— Nadège Vanneste, Directrice des Services de l’Information et de l’Organisation
« Le bon niveau de sécurité, ce n’est pas le plus haut, c’est le plus juste : celui qui protège réellement, qui s’inscrit dans nos pratiques et qui se mesure. »
— Antoine Prisset, Responsable Sécurité des Systèmes d’Information
Concrètement, qu’est-ce qui va changer d’ici la fin du projet ?
Sur 8 mois, le projet va toucher plusieurs aspects très concrets du quotidien numérique de l’association :
Pour porter ce dernier chantier, l’association recrute d’ailleurs un·e chargé·e de mission dédié·e à la sensibilisation cybersécurité, qui rejoindra l’un des trois sites (Marseille, La Réunion ou Lyon) pour accompagner cette dynamique bien au-delà des 8 mois du projet.
Un projet mené avec, et pour, tout le secteur
L’Association IRSAM ne part pas seule : le projet s’appuie sur l’expertise des CRRC (Centres Régionaux de Réponse Cyber) de PACA et de La Réunion, partenaires de longue date sur ces sujets. En contrepartie de son financement, d’un montant de 115 600 €, l’association s’est engagée à partager largement les enseignements de son expérience — modèles de documents, retours d’expérience — avec les autres structures médico-sociales du secteur.
Une manière, pour l’IRSAM, de rester fidèle à son identité : depuis plus de 165 ans, l’association place la protection des personnes qu’elle accompagne au cœur de sa mission. Une mission qui, en 2026, se joue aussi dans la sécurité de ses systèmes d’information.
Rendez-vous dans quelques mois pour un premier bilan de cette expérimentation !