L’Association IRSAM a répondu à l’appel à projets lancé dans le Vaucluse pour créer un service d’accompagnement médico-social pour adultes handicapés (SAMSAH). Ce service de 15 places s’adresserait aux personnes présentant des troubles du neurodéveloppement.
Parmi ces places, trois seraient dédiées à un accompagnement d’un genre nouveau. Il associerait emploi, habitat et soutien médico-social dans un même parcours.
La rencontre avec VETA, une idée née à l’usine
Pour construire cette réponse, Carole GARCIA, directrice de IRSAM Théia 13 et 84 (SAMSAH DV) et Amalia SABYH, Chargée de développement, ont pris contact avec l’association VETA (Vivre Et Travailler Autrement). Le Bureau du Conseil d’administration de l’Association IRSAM a ensuite rencontré le fondateur de VETA, Jean-François DUFRESNE, ancien dirigeant de la société ANDROS.
La démarche qu’il a présentée est partie d’une expérience concrète : un groupe de personnes autistes sévères, pour la plupart non oralisantes, a été intégré au sein d’une usine. Des tâches répétitives et adaptées à leurs capacités leur ont été confiées.
Cette expérimentation a permis de construire un modèle reposant sur trois dimensions complémentaires : un emploi à temps partiel en entreprise ordinaire, un habitat partagé ou inclusif et l’accompagnement d’un SAMSAH spécialisé dans l’emploi et l’habitat.
Le dispositif a déjà fait ses preuves à une certaine échelle. Environ 60 à 70 personnes en bénéficieraient aujourd’hui, dans plusieurs départements. Elles travaillent généralement en petits groupes de cinq à sept salariés, intégrés dans des entreprises partenaires.
VETA cherche des gestionnaires partenaires
VETA joue un rôle d’ensemblier. L’association recherche les entreprises prêtes à accueillir les bénéficiaires et organise la mise en relation avec les associations porteuses. Elle apporte aussi son ingénierie de projet.
Une alternative à l’institutionnalisation
Pour Philippe PILLON, directeur général de l’Association IRSAM, ce modèle offre une alternative concrète à l’institutionnalisation. Il favorise l’autonomie des personnes autistes sur trois plans : professionnel, résidentiel et financier.
Les perspectives dépassent la métropole. VETA a manifesté son intérêt pour La Réunion, où une autre association, vraisemblablement Levavasseur, serait déjà en contact avec elle.
Rien n’est encore acquis. Le développement effectif de la démarche dépendra de la publication des appels à projets sur les différents territoires. Dans le Vaucluse, la réponse est désormais attendue.